CAP RANDO VELO

TDS 2016... Finisher ...

 Et bien nous y revoilà… Un an après mon abandon, me voici donc de nouveau tout près du gros caillou pour prendre le départ de la TDS, sur les Traces des Ducs de Savoie, Ultra-Trail de 119km et 7000m de D+ entre Courmayeur et Chamonix !!!

 

Chamonix-MontBlanc

 Cette année, fort de mon expérience de l’année dernière et de quelques conseils, j’ai (un peu) changé ma façon de me préparer… j’ai moins roulé, moins couru… pour tenter d’arriver frais dans les jambes et dans la tête puisque c’est dans la caboche que cela se jouera parait-il …

 On a aussi travaillé l’assistance avec Sandrine… en plus d’être présente aux points « habituels » (Bourg, Le Cormet, Les Contamines), on a décider d’y rajouter le Col du Joly…Parce que c’est là que j’ai bâché l’année dernière, parce que c’est en fin de nuit et qu’une présence peut y être super utile…

On s’organisera donc ainsi, sachant que Papa et Maman sont de la partie aussi :
      - Bourg St Maurice : assistance par Sandrine
      -
Cormet de Roselend : Présence de papa et maman… pas d’assistance possible. Selon l’heure à laquelle j’arrive, Sandrine sera déjà partie vers le Col du Joly avec les bus mis en place par l’organisation
      - Col Du Joly: présence de Sandrine, au bout de la nui t:)

      -
Les Contamines : assistance par Sandrine si elle descend plus vite que moi avec les bus, sinon papa prendra le relais
      -
Ensuite : on verra bien !!!

 La journée du mardi est consacrée aux préparatifs : récupération du dossard, vérification du matériel obligatoire etc… Il risque de faire chaud et nous recevons plusieurs consignes pour ne pas négliger d’emporter de l’eau, de se rafraîchir dès que possible… du coup, avant de rentrer, je cours m’acheter une casquette saharienne… ;)

De retour au chalet, je prépare mon sac et le sac d’assistance puis il est vite l’heure d’aller se coucher pour (tenter de..) dormir un peu… Je suis stressé mais en même temps serein… difficile à expliquer mais c’est déjà mieux que l’année dernière… 

Sac

 

(NDRL: à partir de d'ici, en bleu (ou en italique pour la version mobile...) vous pourrez également lire le récit de Sandrine, ma formidable femme, qui a assuré mon assistance... Amusant et surprenant de se rendre compte que, selon les moments, les sentiments sont les mêmes..  ou complètement différents !!! )

Le mardi 23 Août :
1/ On accompagne Monsieur au retrait des dossards, on fait tamponner sa contremarque transport.
2/ On aide Monsieur, on fait le sac assistance, on revoit ce qui va être utile à tel ou tel ravito.
3/ Je fait mon sac pour tenir toute la course : de quoi boire, manger, lire, avoir chaud (plaid, chaussette de ski, pull..), un siège car tout est ok pour les coureurs mais rien pour l'assistance, alors il faut tout prévoir.
4/ Essayer de se coucher pas trop tard

 

02h30, le réveil sonne… je tente tant bien que mal de prendre un petit dej puis nous voilà parti (avec Sandrine, la pauvre…) vers Les Houches pour prendre le car…

 

Le mercredi 24 Août :
Debout 3h, il faut accompagner Monsieur à l’arrêt de bus les Houches à 30 minutes des Contamines. 4h05 le bus part, c'est parti!

 

 

Car

 

 

05h00 : nous arrivons à Courmayeur… je trouve un place pour patienter et finir de me préparer… Un dernier petit pipi et je me place sur la ligne… On sent l’émotion monter petit à petit jusqu'au départ… Bon voyage !!!

 

 

 

 

 Je rentre, impossible de dormir; le sommeil finit par avoir raison de moi vers 6h30, réveillée à 8h30. On regarde le Livetrail.
Petit dej tranquille, on prépare à manger, on vérifie le sac, on charge la voiture avec le sac de Monsieur ( ne pas l'oublier !), mon sac, la glacière... On regarde le Livetrail.

J’ai décider de partir beaucoup moins vite que l’année dernière avec pour objectif d’arriver le plus « frais » possible à Bourg St Maurice pour attaquer la terrible montée jusqu’au Passeur, en plein cagnard…

Nous courons dans les rues de Courmayeur devant de nombreuses personnes déjà présentes malgré l’heure… En même temps, avec la musique et le bruit que l'on fait, dormir est un exploit :)

Et bientôt, à Dolonne, la route se transforme en chemin et direction Maison Vielle, 700m plus haut… Ca se passe bien, ce n’est pas trop pentu… Sur les 2-3 dernier km, je discute avec David… on ne se quittera presque plus jusqu’à Bourg… Une belle rencontre…

Dire que je suis parti prudemment est un euphémisme… quand, peut avant le col, je me retourne, je ne vois … personne ou presque… je dois être dans les 50-100 derniers… mais j’men fous...

Passé le Col Chécrouit et Maison Vielle, il y a quelques embouteillages car le chemin se transforme en single…

La progression est régulière jusqu’au Lac Combal où est situé le premier ravitaillement…. La descente qui a précédé s’est bien passée, sans trop taper dans les cuisses… par contre, j’ai eu un peu de mal à relancer sur le plat ensuite…

Je refais le plein des gourdes et remplis ma poche à eau (elle était vide au départ) car le prochain ravitaillement est dans 20km… ne pas faire les mêmes erreurs que l’année dernière !!!

Je mets ma casquette et en avant Guingamp, direction le Col Chavannes, point culminant du parcours avec 2592m… La montée n’est pas très technique et la pente n’est vraiment sévère que sur les derniers 150-200m de D+…

Je passe le sommet avec David… il est 10h20 et malgré l’altitude, on sent déjà la chaleur… par chance, il y a un léger vent qui nous rafraîchit un peu…

Nous attaquons la descente ensemble… puis je prends un peu d’avance, en faisant bien attention à être le plus souple possible… cette descente est longue, roulante et si on ne fait pas attention, on envoie du pâté et les cuissots sont bien attaqués en bas…

Alpetta

A chaque torrent que nous voyons, des coureurs se mouillent les bras, les jambes, la nuque, la casquette… Ca commence vraiment à chauffer…

 

Départ 11h15 avec mes beaux parents pour Bourg Saint Maurice. (2h de route). On pique nique en encourageant les coureurs et en observant les parapentes.
On regarde encore le Livetrail, eh oui on ne fait que ça, c'est le seul moyen d'avoir une estimation des temps de passage. On range le pique nique et l'on va au ravito, on oublie pas la carte qui permet de rentrer sinon pas d’assistance. Et on attend, on encourage, on regarde l'heure car la prévision du Livetrail est dépassé. Pas trop d’inquiétude car je sais que steph veut commencer doucement, mais bon barrière horaire à 17h

 Bourg

On attaque ensuite la remontée vers le Col du Petit St Bernard… Rien  de bien difficile encore une fois mais je me refuse à hausser le rythme et profite du paysage, magnifique …

LacVerney

J’atteins le Petit St Bernard 13:20 et en repart 10’ plus tard, en compagnie de David que j’ai retrouvé au « bar »… j’ai bien pris soin de faire le plein d’eau même si cela ne va faire que descendre … A ce moment là, j’ai 1h d’avance sur la barrière horaire… je ne la voyais pas si proche quand même… elle va me poursuivre un bon moment à partir de maintenant … ce n’était pas forcement prévu mais bon, on est venu pour en ch… non ?

La descente est longue (16km et 1400m de D- !!!) et la deuxième partie, à partir de St Germain, est un peu plus technique que ce que nous avons eu jusque là… L’année dernière, mes pieds avaient commencé à y chauffer sérieusement… mais, là, ça va, je ne les sens pas du tout… un bon point !!!

Nous arrivons (toujours avec David) à Bourg St Maurice à 15h50 après 9h50 de course… il fait 35°C !!!!!

Ça y est, je l’aperçois, vite je vais à l'espace assistance, présente mon carton, cherche un espace pour qu'il puisse s'asseoir ( ce qui n'est pas simple).

 Sandrine m’attend à une table et s’occupe à merveille de moi… je n’ai qu’à manger !! Elle remplit mes bidons, ma poche à eau, me tend mes affaires de rechange, me fais penser à regarder l’état de mes pieds … …. Je fais aussi la connaissance de Delphine qui me propose de partager son ravito, on échange quelques mots... encore une belle rencontre…

Ravito_Bourg (1)

 

 Je prépare tout, boisson, nourriture, vêtement de rechange. On voit l'état d'esprit, s'il y a des petits bobos à soigner, tout est ok, le moral, le moral, le corps parfait. On sympathise avec une coureuse. Steph repart, on se retrouve au Cormet de Roselend

Ravito_Bourg (2)

Ravito_Bourg (3)

Je me change (la chance d’avoir une assistance !!!) et je repart 30’ plus tard, toujours avec David qui a été « obligé » de m’attendre (chut, c’est un secret…) et nous voilà parti pour Le gros morceaux… 11.5km et 1900m de D+ jusqu’au Passeur de Pralognan… avec le soleil de face…

On a du temps, donc petite pause dans un bar car je ne vous ai pas dit il fait 35°. Beaucoup d'abandons.
On reprend la route (30 minutes), on en profite pour aller voir le Lac qui est un peu plus bas que le ravito, c'est magnifique !!

Lac_Roselend (2)

Pour se garer c'est un peu galère. On prend des photos, on attend, on encourage, on mange. J'analyse la nourriture de steph dans son sac ravito afin que son père ait tout, si jamais je ne suis pas à l’assistance des Contamines. Je me renseigne pour le bus que je dois prendre à 21h15 car risqué de prendre celui de 22h30.

 

Cormet (2)

 

Là, on rentre dans un autre monde… On croise au moins une dizaine de gars qui font demi tour, sûrement pour aller abandonner à Bourg… on en voit des dizaines et des dizaines d'autres, assis ou allongés sur le bas-côté dans un coin d’ombre… s’ils n’ont pas encore rendu leur ravitaillement, ils ne vont pas tarder à le faire.. C’est un carnage… sur le coup, c’est le seul mot que je rappelle avoir prononcé…

David part devant moi, il monte plus vite…Bon voyage à toi !!!  Moi, je fais le train pour 4-5 personnes… Le rythme leur convient, on discute un peu…

 Mais passé le Fort du Truc, je me sens moins bien… Pas de nausées mais presque… en tout cas, rien ne passe : ni du solide, ni la boisson énergétique et même pas l’eau… euh, comment dire, à même pas la moitié de la course, ça sent pas bon… que se passe-t-il ? pas assez mangé ? pas assez bu ? Coup du chaud ? bref, c’est tempête sous une casquette…

Point positif, je n’ai pas envi de vomir… je suis "juste" oppressé… Je continue malgré cela à grimper jusqu’au Fort de la Platte que j’atteins à 18h50 après 2h25 d’ascension… Et là, surprise… les propriétaires-fermiers du fort vendent des boissons… Heureusement, j’ai un peu de liquide et j’achète un coca et un Perrier… et surtout, je prend une décision : je dois me refaire cerise, sinon c’est abandon assuré… je prend dons le temps de boire mon coca et de me forcer à manger une barre de nougat et une compote…

Je repars 20-25 ‘ plus tard… j’ai toujours cette légère nausée mais j’ai bu et j’ai mangé… sans rien vomir… La chaleur commence à descendre avec le soleil qui se cache derrière les montagne, ça va peut-être me faire du bien aussi..

 

On se couvre car la nuit arrive. On se positionne sur le chemin afin de voir Steph arriver.Il est l'heure (21h05) pour moi de prendre le car qui m’amène au Col du Joly. Et là, le début de la GALÈRE. Pas de car, personne pour nous renseigner. Il fait nuit, je m’éclaire grâce à la frontal que j'avais prévu et bien sûr pas de réseau, donc pas moyen de prévenir mes beaux parents que je suis toujours là. 22h toujours pas de bus alors que 3 pour descendre à Chamonix. Je commence à stresser un peu, le col du Joly, (c'est là qu'il a abandonné l'an dernier il faut que j'y sois) comment faire. Un car arrive, on l’arrête (eh oui, on est 10 à attendre) et il nous dit qu'il a 30 minutes de coupure à faire, on lui dit pas de soucis, et là il nous dit non non je rentre et il part

 Cormet (1)

Cette seconde partie de l’ascension est moins dure et j’arrive assez vite au Col de la Forclaz… petite pause de 5’ pour boire mon Perrier, préparer ma frontale et ça repart…

Nous sommes au milieu de nulle part, les montagnes et les lacs d’altitude nous regardent, veillent sur nous… le temps est comme suspendu, c’est magique… en fait, c’est pour çà que je suis venu je crois…

Cormet (3)

 

J’arrive assez vite (enfin tout est relatif…) au Passeur de Pralognan… il est presque 21h et le soleil fini de se coucher… je crois que j’ai versé une larme devant la beauté du paysage… Je me pose une petite dizaine de minutes avant de mettre la frontale et d’attaquer la descente…si je vous dis que les premiers 200-300m sont sécurisés par des guides de haute montagne, ça vous donne une idée de la technicité de la descente… Ca se calme ensuite pour finir par 2-3 km de plat pour atteindre le Cormet de Roselend, 600m plus bas..

 

J’aperçois Papa et Maman… je vais trouver une place … Sandrine est encore là, c’est la galère avec les bus…Delphine, rencontrée à Bourg est là aussi juste à côté… J’explique que je n’arrive pas à manger ni à bien boire… et que j’ai pris la décision de prendre le temps qu’il faut pour repartir bien… le risque ? voir la barrière horaire de rapprocher dangereusement… mais c’est ma seule chance d’aller au bout… au pire, je serai éliminé… mais je n’aurai pas abandonné...

 

Du coup, Je vais voir si la voiture est toujours là, ils sont toujours là. En revenant, je les aperçois, steph est arrivé au ravito. Ils sont surpris de me voir. Je vais voir steph et Louisette va se renseigner pour le bus. Steph est pas bien, il a du mal à manger, à boire. Cela s'annonce mal, et pas de car, mais on est venu pour finir alors on rebouste Monsieur, on discute tout le reste va bien. Allez on motive les troupes car il n'est pas le seul à se poser des questions.

Je suis en colère contre ce qu’il m’arrive mais je ne flanche pas, alors qu’au même endroit l’année dernière, la tête commençait à lâcher… Et comme tout le monde m’encourage, ça fait du bien !!!

Je prends une soupe aux vermicelles… puis une deuxième… ça passe… et ça reste à l’intérieur… 1ère victoire !!

 

Et là, on annonce un car pour le col du Joly, je ne laisse pas vraiment le choix à steph, je pars prendre le bus donc il est obligé de continuer. Le car part à 23h30, je me dis chouette je vais pourvoir me reposer et bien NON. A peine parti que j'ai envie de vomir. Je n'ai jamais été aussi contente d'arriver (un grand malade ce chauffeur...)


Puis je me change, met un coup de chargeur à ma montre et à mon tél, et mange encore quelques trucs, des tucs même… rien de veut ressortir, c’est bon signe… Allez, un petit café et c’est reparti… j’aurai passé je pense 50’ au ravito… quand je remets la machine en route, la barrière est 45’ derrière… Ca pue, mais ça va mieux… Advienne que pourra maintenant… de toute façon, entre temps, Sandrine est parti au Col du Joly… une façon de me dire qu’il faut que j’y aille aussi :)

Quand je repars, ça va mieux… c’est pas le top, mais ça va mieux.. du coup, je gamberge un peu moins… l’allure est correcte et surtout, comparé à l’année dernière, je ne me fais déposer par tout le monde… Il est minuit, on vient de passer la moitié, on est un peu touché quand même donc on se raccroche à chaque détail, même insignifiant, qui nous semble être positif…

Cette impression de mieux est confirmée dès le Col de la Sauce passé… mon ventre me gêne beaucoup moins, et même si j’ai du mal à manger, je rebois régulièrement… pour la bouffe, on verra à La Gitte …

En plus, sur recommandation de Sandrine auprès des copains, je commence à recevoir un tas de SMS… Ca fait du bien de lire tous ces encouragements :)

La descente vers La Gitte m’avait laissé un mauvais souvenir l’année dernière… il faut dire que mes pieds me faisaient souffrir alors que cette année, tous les voyants sont au vert de ce côté-là… Ô certes, je me fais déposer régulièrement car je revendique le titrede plus mauvais descendeur (n’en déplaise à Laure:) ) mais je trouve mon allure correcte.

 

Jeudi 25 août :
Quand on sort du car, on est accueilli par la musique à fond. On nous autorise à nous installer dans un coin, le coin des abandons. Je m'installe sur ma chaise avec ma couverture, on discute un peu, on essaie de dormir (car musique et annonce systématique des coureurs pas facile), on a de la chance il ne fait pas froid. On encourage les coureurs et on attend nos maris. Mes copines de nuit voient leur mari arriver plus ou moins bien, 2 repartiront, 1 abandonnera

 

A un moment, je me retrouve tout seul… pas une frontale devant, rien derrière… juste moi, les montagnes, le torrent et les étoiles… le kiffe, j’vous l’dis !!!

J’arrive à La Gitte vers 1h30, soit au bout de 2h… Ca va mieux mais ça va pas bien vite quand même... Je me pose pour manger un morceaux : ça a du mal à passer quand je suis en mouvement mais statique, ça va… Un gars à côté de moi est au bout du rouleau et est réconforté par sa belle… pour moi, ça sera dans 10km !!!

Je ne reste pas très longtemps pour ne pas voir la barrière se rapprocher… j’ai dû regagner 10-15’ sur ce petit tronçon de 8km 

Ca repart par une sévère pente sur 3-4 km puis cela s’adoucit pour arriver au Col Est de la Gitte… Puis arrive ce qui a été mon cimetière l’année dernière… une grande pierrerie, une mer de cailloux et rocher qu’il nous faut descendre (et un peu remonter) pour arrivé au Col du Joly… Comment cela va-t-il se passer aujourd’hui ?… et bien, pas trop mal… je garde un rythme que je qualifierai de certain… en tout cas qui me convient et qui  me fait avoir des pensées positives…

Dans le même temps, je reçois des SMS de mes fidèles supportrices (merci les montres connectées).. il est 03/04h du mat et ça fait un bien fou !!!!

Sandrine m’envoi un texto pour me dire qu’il faut que je sois là avant 06h30 because barrière horaire et…dernier bus pour elle… Je lui réponds que je suis là dans 10’... il est 04h45… on est dans les temps…

 

Je me retrouve seule à attendre, j'envoie un message à steph car dernier 4x4 vers 6h30 et le livetrail m'annonce arrivé 6h54. Il me répond 10min encore.

 

J’atteins le Col du Joly à 05h05.. J’aperçois Sandrine emmitouflée dans son blouson et son plaid… je n’ai pas de droit d’être assisté mais sa seule présence est réconfortante…

Je suis bien, j’ai repris pratiquement 1h sur la barrière donc je vais pouvoir "gérer" la longue descente vers les Contamines !!!

Je prends le temps de bien m’alimenter (soupe, tuc fromage) et de refaire les pleins  et je repars au bout de 20’… le jour ne va tarder… Rendez-vous aux Contamines !!

 

Finalement, il arrive à 5h06. Il est en forme, l'estomac va mieux, la fatigue arrive, mais c'est ok. Petite marge sur la barrière horaire, on se donne rendez vous 7h30 aux Contamines.


Bon, je ne vous cache pas que j’ai un peu mal aux jambes et que dans les descentes, ça commence à piquer un peu… la première partie est assez roulante donc ça va mais rapidement on rentre dans la forêt et la pente se fait plus forte, les racines plus présentes… les douleurs aussi…

 

Là, j'ai de la chance car j'ai tout de suite un 4x4 puisque nous sommes assez nombreux pour descendre (il faut minimum 4pers sur 6), on est 2 assistances et 3 abandons. La monté en car a été mémorable, la descente en 4x4 fut rock’n’roll (musique à fond et on descend par un chemin très cabossé en pleine montagne).
Arrivée entière aux Contamines, on remercie le chauffeur et on rentre en courant au chalet, pause pipi obligatoire et on récupère grand parents et enfants pour attendre steph à l'assistance des Contamines.

 Contamines

   

 Heureusement, la fin de la descente est plus calme… et je reconnais un endroit où nous nous sommes baladés en famille en début de semaine…

Arrivé à hauteur de la magnifique Chapelle de Notre Dame de la Gorge, je me remets à courir jusqu’aux ravitaillement des Contamines, 3-4 km plus loin…

Là, tout le monde m’attends (nous y logeons)… mes parents, mes beaux-parents, les enfants… le chien… Sandrine, elle, m’attend déjà sous la tente… il est 07h40

 

Ravito_Contamines

 

Elle me masse les jambes comme nous l’avions convenu plus tôt… je me change et me dirige vers la soupe et les tucs quand me chef de poste nous annonce « barrière horaire dans 40’ »… bon bah, va pas falloir traîner… au final, je serai resté 20’… Il me reste 5h30 et le Col du Tricot à franchir pour atteindre la barrière des Houches et ensuite filer vers la terre promise…

 

Comme prévu Steph arrive à 7h37. Le coca est prêt, on masse les cuisses, les mollets, on se change, on mange un peu et on stresse car on nous annonce toutes les 5 minutes le temps qu'il reste avant la barrière horaire de 8h30. Mais steph est bien, confiant. Je m'autorise à y croire même s'il reste un col et une descente.

 

Mais bien que la barrière ne soit pas loin derrkière, je suis assez serein en fait… et ce depuis le Col du Joly… je me dis, ou je tente de m’en persuader, que si pas de gros coup de mou, ça va passer

Me voilà donc parti à l’assaut du Tricot… sur un bon rythme au début de la partie qui mène aux Chalets du Truc, puis, devant la pente qui se cabre, je réduit l’allure… Après une petite descente, nous voici devant le mur final du Col du Tricot… une vraie vacherie ce machin… et ça monte, et ça monte et dans les cailloux, toujours les cailloux… J’arrive là-haut, à 2100m, à 10h30 environ.. . il reste 8-9 km avant les Houches, et 3 pour y être…. Les bénévoles là-haut nous disent que ça va le faire… Yes, un coca pour fêter ça !!

 

On rentre au chalet, on a du temps, donc petit dej, douche, et on réfléchit a t'on le temps d'aller aux Houches puis à Chamonix? faudrait pas louper l’arrivée. On décide d'aller aux Houches. A 10h24, le Livetrail annonce arrivée aux Houches 11h57. On part en famille

 

En même temps, ça tombe bien car les quadriceps commence à crier famine… Ca devient de plus en plus dur de courir en descente, même de marcher vite… et en plus, je crois que je commence à saturer des cailloux sur lesquels tu dois poser tes pieds en permanence… donc, inconsciemment, je crois que je lève le pied et commence (un peu) à savourer… bon, j’en connais qui s’inquiètent aux Houches quand le livetrail leur annonce que j’arriverai hors délai… mais moi, je suis serein…

 

Et là, le temps va être long et stressant

Houches

 

Au passage à Bellevue, il ne reste plus qu’une descente pour atteindre le ravito… les dernier km ne sont pas les plus glamour sur une route en lacet… d’autant que je peux définitivement plus courir en descente… à 500m du ravito, j’aperçois Grégoire et Michel qui sont venus à ma rencontre… un peu plus loin, il y a Daphné…  Je passe la barrière à 12h55 avec ½ heure d’avance sur la barrière... sachant que je n’ai pratiquement pas couru depuis les Contamines… j’ai quand même bien fait de me speeder un peu aux Contamines…  C’est presque fini, les bénévoles du poste nous félicitent déjà... je suis bien… Je prends 10’pour manger et discuter un peu avec la famille puis de prend la direction de Chamonix…

 

car il arrive à 12h55 pour une barriere horaire à 13h30. Je suis limite de pleurer quand il arrive tellement j'ai stressé. Merci les copains d'avoir répondu présent quand je vous ai demandé de l'encourager.

 Arrivée (2)

 

Il reste 8 km, 8 km où je peux savourer, me remémorer les bons et les moins bons moments de cette aventure… je retrouve même des forces pour courir à nouveau… je préviens Sandrine de mon heure d’arrivée approximative… dernier coup de stress : ils ne sont pas encore garés !!!

On repart tous confiant, il va finir. On mange puis direction Chamonix, le livetrail annonce 15h13. Et là, nouveau stress, message de steph à 14h09, j'arrive dans 10 minutes sauf que l'on n'est pas encore garé, car se garer à Cham, c'est compliqué

 

Puis, j’arrive en ville… et je pénètre sur l’avenue Ravanel le Rouge… Les passants nous applaudissent, nous félicitent, les enfants tendent leur main pour un check, même les gens assis en terrasse prennent le temps de poser leur bière pour t’applaudir… Il faut le vivre… je vous le jure… j’ai les larmes qui montent, non, qui coulent…

Juste avant le dernier virage, j’emmène les enfants avec moi pour franchir la ligne… 100m, je baisse la tête pour ne pas montrer que je pleure mais personne n’est dupe…

Arrivée (3)

 

 Arrivée (5)

Finalement, tout le monde sera en place à temps pour le voir arriver à 14h34. L'arrivée est très émouvante, une petite larme ou plusieurs.

 

Ca y est, c’est fait… je suis finisher en 32h34’ !!!

Arrivée (1)

 

Que dire…Ce n’était pas une course, ni une randonnée… c’était plutôt une aventure… humaine de part les sympathiques rencontres que j’ai pu y faire avec David et Delphine… une aventure intérieure aussi (Dom, si tu me lis…)  à la découverte de moi-même… une aventure partagée aussi avec ma chérie, aux petits soins sur les points d’assistances et qui n’a cessé de m’encourager… partagée aussi avec papa, maman, Michel, Hélène et les enfants…et avec vous qui m’avez encouragé pendant toute la course…

 

Ce fut une belle expérience, fatigante, stressante, émouvante avec une ambiance sympathique, et de belles rencontres.
Un grand merci à tous ceux qui nous ont soutenu, encouragé pendant ces 32h34. Mon chéri, je suis très fière de toi.

 

Bref, un bien joli moment…

Bref, un bien joli moment

 

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 Arrivée (4)

 

 

Posté par Tchouch à 23:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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Un Tour pour Curie... A vos dons !!!

Dans un peu plus d'une semaine, une équipe du Team Cycliste Bussy s'élancera sur les route de Seine et Marne pour en effectuer le tour, non stop... une aventure de quelques 500km à réaliser en 24h...

Fred, Alain, Dominique, Michel, Bruno, Alex, JC, Hervé, Steph, Pédro... et tout ceux qui le veulent encore partiont le Samedi 25 Juin à 11h dpeuis le Square Vitlina de Bussy St Georges... pour y revenir 24h plus tard, accompagnés par le reste de l'équipe qui sera venu à sa rencontre au petit matin.

Comme vous le savez sûrement déjà, ce défi sportif est également un défui de générosité puisque ces garçons Roulerons contre le Cancer, au profit de l'Institut Curie... Une collecte a été mise en place et il ne tient qu'à vous, lecteur, de faire monter la cagnotte en partageant au maximum cette information... A noter que la totalité des frais d'inscription des participants sera reverser à l'Institut Curie...

http://macollecte.curie.fr/projects/un-tour-pour-curie-fr

Collecte

 

Côté organisation, cela se fera un peu à la bonne franquette... Un minibus a quand été loué pour permettre à ceux qui le souhaiteront de pouvoir se reposer... Il ne manque aujourd'hui que les pilotes...

Le parcours lui est tracé depuis plusieurs semaines maintenant mais des aménagements de dernières minutes sont toujours possible..

Parcours

 

Pour ceux qui le souhaitent et qui le peuvent, vous trouverez ci-dessous une affiche que vous pourrez afficher au boulot par exemple, que vous pourrez faire suivre à vos proches, à vos amis ou bien que vous pourrez partager sur les réseauxs sociaux...

Affiche

 

Affiche

 

 

 

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Inscriptions ouvertes pour le Tour de Seine et Marne !!!!

 

Ca y est, c'est parti !! Au moment même où nous lançons les inscriptions, le Team Bussy recevait un mail de l’Institut Curie, emballé par notre idée… Nous en sommes ravis pour des tas de raison !!!

Flyer

Alors, si vous voulez vous inscrire, rien de plus facile… téléchargez le bulletin d'inscription ci-joint et retourner le à l'adresse indiquée… Si vous êtes un extérieur du club, il vous sera demandé juste une chose : être parrainé par un membre du club… Pour avoir un parrain ? Envoyez un « CV cycliste » des dernières années…. En même temps, vu celui des membres du Team, vous ne courrez pas le risque d'être recalé :)

Quelques petites précisions pour vous inciter à venir:
Vous pouvez vous inscrire en solo ou en relais par équipe de 2 ou 3 maximum…
Vous êtes en recherche de partenaires ? Dites-le, on essaiera de vous trouvez des coéquipiers
Vous voulez vous inscrire en solo mais avez peur d’une défaillance ? Dites-le, vous pourrez monter dans la camionnette pendant quelques km
Si on passe près de chez vous, venez même rouler quelques km avec eux… Ca leur fera plaisir… venez juste avec votre vélo… et un petit chèque pour l’Institut Curie, ça leur fera plaisir aussi :)

En fait, venez comme vous êtes et venez participer à une épreuve qui n’est pas une course, pas une tentative de record mais juste un défi, pour la bonne cause en plus, d’une bande de pote réunis autour d’une même passion…

Le délai est court, cela sera cool que les inscriptions soient clôturées fin mai pour ensuite avoir le temps de tout organiser… Les 3 semaines qui nous séparerons du départ ne seront sûrement pas de trop !!!

D’ailleurs, si vous voulez  aider les pseudo-organisteurs, vous serez les bienvenus … ils cherchent, entre autres, des pilotes pour les camionnettes…Toute aide leur sera précieuse. Contactez le Team par @ pour vous signaler

 

Dessin_77

A très vite pour plein d’autre infos

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Le Tour de Seine et Marne… J- 78

Des nouvelles du projet porté par le Team Cycliste Bussy… et un peu par moi aussi…

Carte_2

On avance, jamais assez vite que ce que l’on voudrait mais on avance…

 Nous avions décidé dès le début que cette aventure serait caritative… et elle le sera… Nous roulerons pour et au profit de l’Institut Curie, pour les remercier et les encourager dans leur soutient au quotidien auprès des malades du cancer, notamment les enfants… et pour d’autres choses aussi…

 Même s’il reste pas mal de gros détail à régler, cette aventure rentrera dans le cadre des Défis pour Curie…

 Nous sommes également dans l’attente imminente de la réponse d’un partenaire dédié à cet évènement…

 De son côté, la Mairie de Bussy-St-Georges devrait nous aider à organiser un petit truc sympa au départ mais surtout à l’arrivée, avec, on l’espère, une salle pour nous reposer et fêter ça tous ensemble le lendemain…

 Côté sportif maintenant, le parcours est bien entendu tracé… sur la carte… Si certains coins de la Seine et Marne n’ont plus de secret pour les membres du Team, d’autres vont réclamer des reconnaissances… à vélo… ou pas..

 Vous vous allécher un peu,  un aperçu des 250 premiers km, qui nous amèneront vers Provins… Nous serons à mi-chemin…

 

TSM_250

 

 Cette randonnée sera en priorité « réservée » aux membres du Team… Mais tous ceux qui voudront y participer seront les bienvenus, via parrainage…  et ceux que nous croiserons sur la route seront également invités à faire quelques km avec nous, dans la joie et la bonne humeur comme on dit…

 Vous trouverez ci-joint, un extrait de notre règlement (il faut cliquer ici !!!)… comme vous le verrez, pas de prise de tête, entre potes… mais quelques règles n’ont jamais fait de mal…

 A bientôt !!!!!

 

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Eco Trail de Paris 80km... Rendez-vous avec une Grande Dame !!!

 

Et 1, et 2 et 3… et 4… 4ème participation pour moi à l’Eco Trail de Paris… Après avoir bouclé le grand chelem l’année dernière (les 3 distances en 3 ans), me revoilà sur la course reine, le 80km… pour avoir le droit de monter au 1er étage de la Tour Eiffel à l’arrivée, ce que n’avais pas pu faire il y a 2 ans pour case de travaux… 

Il a bien changé le bonhomme en 2 ans… En 2014, je dépassais pour la 1ère fois les 30km en course… Aujourd’hui, j’ai un peu plus d’expérience… ajouté à cela que je commence à connaître le parcours, je nourris des ambitions (quel grand mot !!) pour cette année :  descendre sous les 9h, soit 40-45’ de moins que la dernière fois… 

Côté prépa : du classique… course à pied et vélo… J’ai reproduis le même schéma qu’en 2014… Entraînement croisé, utilisation du vélo-taf ou du running-taf pour optimiser le temps disponible… 3 grosses sorties sont venues s’ajouter sur le dernier mois et demi : 180 km en vélo et 2 rando-course dans la Forêt de Fontainebleau : 35km en février et surtout 50km début mars… C’est lors de cette sortie que j’ai réalisé que les 9h étaient atteignables… Une belle sortie, finies pas trop entamé, à une moyenne bien meilleure que ce que  je réalisais encore l’année dernière… Mais en trail long, on n’est jamais sur de rien, alors… prudence…. 

Tiens, en parlant de Trail… je ne comprends pas tout ces débats (gentillets… ou pas) sur l’Eco-Trail… Beaucoup doutent de l’authenticité de cette épreuve… parce qu’en région parisienne…. Comme si le Trail et Paris n’étaient pas compatibles… Alors oui, il y  des endroit pas très glamour comme passer au dessus de l’A14 ou le l’A86 ou encore les derniers km sur les bords de Seine… Mais, plus de 90% du parcours se fait sur sentiers, roulant certes, au milieu des forêts de l’Ouest Parisien, les bosses sont courtes mais bien choisies pour faire mal… au final, moins de bitume et presque le même dénivelé qu’une Saintelyon par exemple…

Bon, revenons à nos moutons…  Vendredi, J-1… fin d’une semaine de récup (et oui, ça m’arrive…) avec 1 sortie de 13 km le mardi, 40km de vélo jeudi et enfin 5 km à pied vendredi, histoire de tester le matos (lampe, réglage du sac...).. quelques whisky-coca pour l’anniversaire de tonton Bob et c’est l’heure du paquetage…

Dossard

Samedi, 6h… debout et départ pour Paris… Il est tôt mais arriver sur place me permet de trouver de la place pour me garer assez facilement près de l’arrivée… et j’aime bien m’imprégner de « l’ambiance » en arrivant tôt… Bon cette année, bof, y’a pas grand-chose sur l’aire d’arrivée de bon matin… Je me dirige donc vers le RER assez tôt pour prendre la direction St-Quentin… 4 ans et scène toujours aussi surréaliste de voir des centaines et des centaines de coureurs à pied, en tenues, sac sur le dos… sur le quai d’une station de RER un samedi matin…

 10h… J’arrive sur la base de loisirs St Quentin en Yvelines, lieu du départ…. Ca caille… (5°C, vent frais)… Nous sommes quelques uns à nous retrouver autour… d’une étuve ou chauffe l’eau pour le café et le thé… On se raconte nos aventures passées, à venir… ceux qui ont déjà participé donnent des conseils aux novices… conseils qui ne seront sans doute pas respectés car en fait, tout le monde fait comme il veut…. et comme il peut J

 11h-11h15, faudrait quand même songer à se préparer… Je trouve un coin, et hop, c’est parti…  Crème anti-frottement sur les pieds, pommade sur les cuissots, rangement du sac, préparation des ravitaillements, remplissage des bidons et hop, le bonhomme est prêt… Ca m’a quand même pris une bonne 1/2heure cette affaire !!! Je donne mon sac de change à la consigne et me dirige vers la ligne de départ… Reste 25-30’ avant le départ mais comme on se sert tous, il ne fait pas trop froid…

Départ

 12h : l’heure du briefing de l’organisateur… A l’entendre, on se rend compte que cela ne doit pas être facile à organier une manifestation de cette taille en Ile-De-France, surtout en cette période…

 12h15 : Bam !!! C’est parti… Je suis pas trop mal placé, sur la 4ème ou 5ème ligne ce qui me permet de prendre « l’aspiration » des 1ers… oh, pas bien longtemps, car les leaders partent sur des bases de 3’55-4’ du kilo… ce que je dois tenir, difficilement, sur 10km plat !!!

 

Je me cale un à rythme compris entre 4’50 et 5’ (pour les novices, 5’/km c’est du 12km/h…)
Les jambes ne sont pas super super mais le souffle est bon alors on continue gaiement…

De tout façon, je me dis que pour atteindre mon objectif des –9h, il me faut partir (beaucoup) plus vite qu’en 2014 ou j’avais terminé en 09h43… car je ne compte pas sur les derniers km, plats, le long de la Seine, pour relancer l’allure… A ce moment là , je serai en train de serrer les dents…

A la fin de la 1ère heure, j’ai parcouru plus de 12km au lie de 10.5 en 2014… Et je me sens bien… Les 1ères bosses, à partir du 15ème km, me font baisser l’allure… je me situe entre 10 et 12km/h sur le « plat », je marche dans les patates et fais attention à ne pas trop passer dans les cuisses dans les descentes… Je pense aussi à boire régulièrement (merci Laure !!) , et finalement, le ravitaillement de Buc (km23)  arrive, vite, au bout de 1h57, contre 2h30 il y a 2 ans… Là, je me dis que si je maintiens un rythme correct, les 9h passent à la casserole.. Mais avec des si…

 Je mange un peu, fais du stock et remplis mes bidons… J’ai choisi de ne pas prendre de poche, juste des flasques et bidons… On y gagne un temps certain au moment du remplissage)… En repartant, je m’arrête faire un petit pipi, au calme J

 Là, on attaque le gros morceau de cet eco-trail… d’ici le km56, nous rencontrerons les principales difficulté (800m de D+) avec un seul point d’eau au km45… Ca peut être long…

 Je me remets à mon rythme de croisière, 10-12km/h, et hop, en avant Guingamp !!!
Arrivé aux environs du km30,  je subis un petit coup de moins bien… Aïe… Mais je suis assez lucide pour m’en rendre compte et relever, légèrement, l’allure et surtout je bois et je mange… Ca dure 4-5km, jusqu’au moment où, à la faveur d’un petit parking, j’aperçois 2-3 coureurs que se font assister, donc hors règlement… Ca m’énerve… Même à notre petit niveau ça triche… pfff… Du coup, comme je suis énervé, j’accélère… mon petit coup de moins est passé…

Comme je commence à connaître le coin (4ème participation entre les 3 distances), j’ai des repères qui m’annoncent l’approche du point d’eau de Meudon… Ca aide…

Depuis pas mal de km, depuis la sortie de Buc je crois même, je cours avec un espagnol… Sans se parler, on prend chacun de relais… lui dans les bosses, moi sur le plat…Sympa…

A un moment, je trébuche et manque de me planter… il était moins une… 100m plus loin, c’est au tour de mon collègue ibérique… sauf que lui, il se vautre… et il crampe… Je l’aide à la faire passer et me résout à partir seul après m’être assuré qu’il allait bien…  Il aura bien récupéré puisqu’il reviendra sur moi plus tard et nous n’allons pas arrêter de nous croiser jusque sur les quais…

 Km 46, le point d’eau de Meudon arrive… Beaucoup sont touchés, et demande à qui veut bien répondre si on en a bientôt fini avec les bosses… Je réponds à quelques uns qu’il reste une petite vingtaine  de km comme ça ‘en fait un peu plus, chuuuttt…) mais qu’à partir de maintenant, les ravitaillements sont espacés de moins de 12km chacun et que cela se gère mieux…

 A Meudon, je ne perds pas de temps… Je remplis mes 2 bidons (1.2l au total) et je repars de suite en marchant, le temps de me ravitailler en solide… Et puis, c’est reparti… un peu plus de 11km d’ici Chaville… Les jambes, sans être merveilleuse, répondent toujours assez bien… dans ma tête, je suis dans la Zone, conforter par le fait que je suis largement dans les temps pour faire tomber la barrière des 9h….

 Chaville arrive finalement très vite, en un peu plus d’une heure… et là, j’entends mon nom… ou plutôt mon surnom… Juste avant le poste ravitaillement, j’aperçois Laurence, Anne-So, Manonn et Denis, venu à ma rencontre… super cool !!!!

 

Moi_Chavilel

 Je vais recharger les bidons, boire un coup, manger et je retourne discuter un peu avec eux, une soupe la main… ils m’encouragent et de mon côté, vu l’heure, je suis quasi certain d’atteindre mon objectif, sauf blessure… Je repars après les avoir remercier une nouvelle fois, regonfler à bloc !!!  Mais j’arrive à rester lucide pour ne pas m’enflammer… Après la belle bosse entre Chaville et Ville d’Avray, on arrive assez rapidement vers Marne la Coquette… cela marque l’entrée dans le Parc de St Cloud et donc… la dernière partie de la course… Là, à la nuit tombante, j’ai un vrai coup de bien… Je mets le frontale et accélère le rythme… Il faut dire aussi, qu’il y a un profil relativement descendant pendant un petit moment…

Moi

 Cette année, ils on mis une sacrée patate pour arriver au dernier poste de ravitaillement… Elle fait un peu mal celle là… Un coca ou deux, remplissage des bidons, 2 -3 cahuètes, 1 tuc et 1 morceau de fromage plus tard, me voilà reparti direction la Grande Dame que l’on aperçoit au loin… Mais là, les jambes sont dures !!!  Je paye mon accélération de tout à l’heure… Tant pis, y’a plus qu’a serrer les dents pour les 10 derniers km…

 Comme d’hab, ces km ne sont pas les plus glamours… Nous sommes sur les trottoirs.. Mais pour égayer cela, les organisateurs nous ont pondu une dernière petite bosse,  vers Meudon… Là, mon Espagnol me rejoint et me passe… moi, je gère… enfin, j’essaie…

 Nous redescendons au niveau de la Seine pour emprunter ensuite l’Ile St Germain et son parc… à je rejoins mon pote espagnol… il prend ma roue et puis soudaint, pff, je ne sens plus le halo de sa frontale dans mon dos… il a explosé en plein vol… dommagen ça aurait sympa de finir « ensemble » après 35-40km en commun ou presque…

 On rejoint les quais au niveau du Pont d’Issy et là, c’est long, long… je me force à ne pas regarder mon compteur trop souvent pour ne pas me décourager… De leur côté, les automobilistes doivent bien se fendre la poire en nous voyant courir, la tronche de travers !!! C’est comme ça jusqu’au Pont de Grenelle… Heureusement que l’on sens la Tour Eiffel des rapprocher, ça aide…

31039379

 Nous empruntons l’allée des Cygnes pour arriver sur le Pont Bir Hakeim..  Je reçois alors un texto de Sandrine me disant qu’il était au pied de la tour… au passage, merci les montres connectées car mon téléphone était au fond du sac…

 J’arrive alors Pont d’Iéna… et là, une star !! La circulation est arrêtée pour nous faire traverser et entre 2 piliers de la Tour, nous courrons sur une estrade, sous les applaudissements de la foule en délire… Je récupère mon ticket pour les escaliers et, juste avant d’entrer dans le pilier, je vois Sandrine et les enfants… Un petit coucou, une main tendue… le bonheur… Je rentre dans le pilier et là, c’est le kiff… C’est LA raison pour laquelle je me suis inscrit cette année (il y a 2 ans, l’arrivée était au Torcadéro)… Je profite, je crie ma joie (« On y est les gars !!! »)…. Avec l’euphorie, je monte les marches 2 par 2 et d’un coup, le 1er étage…l’arrivée… 08h26 !! Objectif atteint et même explosé… Je suis ange… Je regarde le classement : 262ème… 2ème effet kiss-coooooo!!  Je récupère mon t-shirt et ma médaille puis je me dirige vers qui ressemble fortement une pompe à bière… et je m’y connais…

Donc, là, si vous assez bien suivi, je vois une bière au 1er étage de la Tour Eiffel, après une course de 80km sur laquelle j’ai atteints mon objectif…

Je crois que je suis content…

 

T_Shirt

Tour_Eiffel

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Bienvenue dans la Vallée de l'Yerres... (Parcours 33km / 300mD+)

Depuis le temps que je l'arpente celui-ci, le voici enfin en détail... Un parcours sympa, entre champs, forêt et bord de rivière... très seine-et-marnais en fait... 
 

T_33_300_Yerres

 

Lieu : Vallée du Réveillon et de l’Yerres (77-91-94)
Distance : 33,5 km
Dénivelé + : 300m (Suunto Ambit 3 Peak)
Difficulté: Basse
Lieu de départ: Parking de Pyramide, Résidence du Réveillon, Lésigny -77)
Testé par l’auteur: Oui

Accessible également en VTT… 1 portage au km 14

Exports:
Carte 1:25000: T_33_300_Yerres 
Trace GPX (compressée) T_33_300_Yerres
Trace KML (Compressée) T_33_300_Yerres__2_
Fiche du parcours (pdf): Parcours_P5

 

 

 

 Km 1.5 :  Au niveau du Centre commercial du Parc, prendre la route à droite en direction du Golf du Réveillon Suivre le chemin qui vous fait traverser le Golf…. Au croisement, prendre en face le chemin agricole qui vous emmène dans la zone industrielle de Brie-Comte-Robert

Km 5.5 : Traverser la zone industrielle puis direction Gregy-sur-Yerres, soit en passant par le Château, soit par le Chemin des Roses…

 Km 9 : Quitter la route D50E pour le sentier en face. Descendre jusqu’au Pont de Romains, puis remonter sur Evry-Les-Chateaux (en quittant le GRP)… avant de redescendre vers un autre pont, le Pont d’Evry

Pont_Des_Romains

 Km 13 : A Grégy, récupérer le GRP des Vallée et Foret Briardes, qui ramène aux portes de Brie-Comte-Robert… Passer au dessus de la N104 et continuer à suivre le GRP (bien fléché) jusqu’au Moulin du Breuil, à l’entrée de Combs la Ville.

Evry

 

Km 21.5 : Au carrefour de plusieurs sentiers, prendre à droite et longer une grande prairie de chevaux jusqu’ à Varennes-Jarcy… puis reprendre le GRP…

Km 24 : Attention au petit chemin qu’il faut prendre sur la droite dans la descente vers Boussy…Varennes

 

Km25 : Descendre au bord de l’Yerres par un « escalier » puis remonter sur Mandres-les-Roses… On se trouve maintenant sur le GRP de la Ceinture Verte de l’Ile de France…

Celui mène, à travers les roseraies, à Servon. Quitter le GRP pour reprendre, à sortie de la ville, un chemin agricole qui mène dans la forêt de Notre Dame…

 Km30 : Plus que 2 km à travers un large chemin en sous bois et c’est l’arrivée…

 

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Une Sainté, sinon rien

 

Affiche 2016

 

J’vous ai pas raconté, j’ai participé à ma 1ère Sainté !!!!
On a pris la décision avec Bruno après le semi de Meaux… c’est une belle façon de finir l’année…

 

 

 

Bruno l’a déjà couru 2 fois, dont l’année dernière... de mon côté, c’est le côté entièrement nocturne (ou presque) qui m’a fait envie alors j’ai dit banco…

Pour la prépa, j’ai fait ça sur l’élan de la saison (préparation de la TDS pour l’endurance, celle du semi de Meaux pour la vitesse). Pas de spécifique donc, si ce n’est un gros WE 2 semaines avant (70km à pieds et 70 en vélo en 3 jours)

Le parcours et le profil

 

D’un point de vue logistique, c’est pratique et pas fatiguant : TGV au départ de Marne La Vallée jusqu’à Lyon Part Dieu… ensuite, l’organisation fait le reste. Pas forcément économique à 4 mais pas fatiguant, surtout le retour !!!

Nous arrivâmes donc à Lyon et à la Halle Tony Garnier en mileu d’après-midi pour récupérer notre dossard. Ensuite, sans trop trainer, nous avons pris la navette direction St-Etienne… on installe alors nos affaire dans le parc des expo et nous nous rendons à la pasta party…il y a un peu la queue mais rien de bien méchant vu le nombre de participant (plus de 6000 sur le 72 km solo plus ceux qui font le relais)…

Bruno tente de dormir...

Le ventre plein, nous préparons notre sac et… tentons de dormir. Mais  entre le bruit et les odeurs (crème à l’arnica…) c’est pas facile… mais l’important est de se reposer

Vers 23h, nous commençons à nous préparer. Nous déposons nos sacs que nous retrouverons à l’arrivée dans les camions et prenons place tranquillement sur la ligne de départ…

Bruno et moi

Moi et Bruno

Bruno et moi

 

L’année dernière, Bruno avait mis 9h30 dans des conditions pas faciles du tout… cette année, vue que les conditions sont idéales (terrain sec et température cool pour un début décembre), on s’est dit qu’on allait tenter les 9h

 Quelques minutes avant le départ, nous rendons hommage aux victimes des attentats du 13 novembre avec une minute d’applaudissement… et puis une Marseillaise spontanée retentît… émotion palpable…

 Minuit, c’est parti… devant, ça part comme pour un semi… nous, on se cale entre 10 et 11 km/h, voire un peu au dessus… faut dire que les 1er km se font sur route, le temps de sortir de St-Etienne…

 Les sensations sont pas mal, même si (comme souvent sur du long…) je me demande dans quoi je me suis embarqué !!!

 

Au km 10 arrive la 1ère bosse sur un chemin plus étroit. Je la passe en trottinant et me frayant un chemin… mais en me retournant, plus de Bruno, ni de Dominique !!! Je fais une pause en haut mais en me retournant, à part prendre toute les frontales dans les yeux, je n’y vois rien… je continue donc jusqu’au 1er ravitaillement de St-Christo en Jarez   . Normalement, je ne devais pas m’y arrêter mais j’y passe, en me disant que le temps de remplir mes gourdes, mes 2 compères vont arriver… je regarde partout mais je ne les vois pas… de décide donc de repartir seul (on a du se rater de quelques secondes…)

 C’est donc parti pour 60km seul… enfin seul… c’est rarement le cas sur une Sainté… c’est le seul défaut, on est un peu nombreux…

 Les sensations sont vraiment pas mal… mais la vitesse n’est pas très élevée (à peine 8-9km/h), les 9h vont être difficiles à tenir si on prend en compte que le départ en ville était roulant et que la fatigue va arriver, fatalement

 Mais bon, on y va gaiement. Le ravito de Ste Catherine arrive… je remplis les gourdes, prend quelques trucs à manger à la volée que je mangerai en repartant tranquillement. Côté physique, pas de problème… J’avais peur que les même ampoules qu’à la TDS ne viennent m’embêter mais pour l’instant rien (j’ai mis des protections quand même, pas folle la guêpe…)

 Là, j’ai un vrai bon moment. Je monte bien (en marchant tout de même) et les descentes, mon point faible, passe bien également sans trop taper dans les cuisses !!!

 Au sortir du ravito de Soucieu, ca devient un peu plus dur et les températures sont  un peu descendues (en dessous de 0°C) … mais ca gère… j’ai tiré un trait sur les 9h et je profite de la nuit claire, du spectacle des frontales devant et derrière et bientôt du lever du soleil sur les monts du Lyonnais… superbe…

 Le dernier ravito de Chaponost se présente… il fait jour… les têtes sont un peu lasses… avant de repartir, beaucoup demande combien de côtes il reste à franchir… pas beaucoup a priori mais une très difficile et aussi … des escaliers à descendre à 2km de la ligne… les tortionnaires !!!!

 Quand je vois le panneau « Arrivée 10km », je me rends compte que les 9h ne sont pas si loin… je relance donc un peu l’allure… jusqu’à me retrouver au pied de la bosse de la Muletière… ça calme !!! je me penche en avant, les mains sur les genoux et en avant Guingamp, c’est parti… Je la monte sur un bon rythme (que je penseJ) mais là haut, j’en mène pas large, j’suis touché… surtout qu’on n’était pas en haut, c’était juste un petit répit… Allez, c’est reparti… Les derniers km, à part les escaliers à descendre, sont assez roulant..  J’accélère pour tenter désespérément d’accrocher les 9h, je finis même au sprint… à 13 à l’heure… Ca y est, c’est fini…dans le temps officiel de 9h00 et 43’ !!! Presque !!!

Les 9h n'étaient pas loin...

 Mais ce n’était pas le plus important… j’ai bien gérer la course, sans trop de bas… c’est une course à faire, car mythique…et c’est avec une certaine fierté que je récupère mon t-shirt de finisher… Bruno arrivera en 9h45 et Dominique en 9h55…

Mes temps de passage

Bon, OK, Strava est toujours un peu généreux avec le D+

 

 Une bonne douche, une (autre) pasta party et nous voilà dans le TGV direction Marne La Vallée

La fin d’une belle saison par un bien bon WE entre potes sur une course sympa … what else ?

 

Rendez-vous en 2016…

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Et puis il me vint une idée... la Seine et Marne en Vélo...

J'avais déjà tracé cet itinéraire sur une carte, comme ça, pour voir... Et puis l'idée à fait son chemin comme on dit...

Parceque j'aime bien les grandes balades en vélo et que depuis plusieurs annéees, je découvre sans cesse de nouveaux lieux... et que chauqe intersection est une invitation à décourvrir encore et encore... Alors bien sûr, la Seine et Marne n'est pas le département le plus glamour de France... mais c'est le mien et il a ses charmes et ses secrets. Tiens par exemple, saviez vous que c'est le département français qui a le plus voisins :  le Val-d'Oise, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et l'Essonne à l'ouest, le Loiret et l'Yonne au sud, l'Aube et la Marne à l'est, l'Aisne et l'Oise au nord.

Fontainebleau

 

Bon, revenons à nos moutons... 

L'idée ? Faire le tour de la Seine et Marne en vélo, en collant le plus possible à ses frontières... sans jamais les franchir... 

J'ai pensé à plusieurs formules: en solo (c'est ce que j'aime !!) et relais et pourquoi pas, si des gros rouleurs sont tentés, en "Course contre le Soleil"... cette dernière idée m'est venu en suivant les aventures du Team Asics Trail lors de leur course "Beat the Sun" autour du Mont-Blanc... Partir au lever du soleil... et tout donner pour arriver avant qu'il ne disparaisse... Beau challenge non ?

Quelques uns de mes contact Facebook m'ont déjà fait part de leur intérêt, voire plus, pour le projet... alors pourquoi pas. Nous allons également en discuter au sein de mon club, le Team Bussy Cycliste pour voir qui serait partant, autant pour rouler que pour m'aider dans l'organisation... A ce sujet, toutes les petites mains seront les bienvenues car ça sera une première pour moi... 

Attention, cela se sera en rien un BRM, une rando sportive et encore moins une cyclosportive... juste une balade entre copains, amoureux du vélo.. L'organsation se chargerait de l'assistance, des ravitaillement, du transport des relayeurs.... Beaucoup de modalité reste à définir en fait...

Le 1er jet de cette aventure fait quelques 535 km pour un peu plus de 3500m de D+ (et oui, c'est plat par chez nous...). Mais quelques reconnaissances vont forécement s'imposer... avec les modifications qui iront avec.. Mais pour l'instant, voici ce que cela donne (et ici, le lien openrunner)

Carte

 

Ah oui... la date ??  et bien en Juin ça serait bien, le WE du 19 serait même parfait... 

A très bientôt pour la suite... ici même ou sur ma page Facebook 

 

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TDS... l'aventure inachevée

 

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 Autant le dire tout de suite, pour ceux qui aiment bien les happy-end... la fin n'est pas celle espérée... Bon maintenant que ça c'est dit, on peut y aller...

Pré-inscription en décembre, validation en janvier, course fin août... c'est peu dire qu'une course de l'UTMB, quelqu'elle soit, rythme au moins 8 mois de votre année !!

Pour moi, cela sera la TDS, sur les Traces des Ducs de Savoie, 119km et 7200m de D+. Pourquoi : parce que c'est encore la seule à ne pas avoir besoin du tirage au sort pour faire partie des heureux élus... et comme je ne suis pas patient, le choix était tout fait !!! Mais je suis tout de même conscient que c'est l'une des plus dures (voire la plus dure) de la semaine de l'UTMB et surtout LA plus dure à laquelle je ne me suis jamais inscrit depuis mes débuts dans la discipline (Eco Trail, Templier, The Trail Yonne) !!! 

 

Profil

 

Comme d'habitude, j'ai privilégié l’entraînement croisé entre la course à pied et le vélo. Sauf que là, c'est pas comme d'habitude... j'ai donc fait 2 mini week-end choc sur place, mi-juillet, pour faire du dénivelé et repérer une partie du parcours... au total, 70km et 5500 à pieds, 200 et 5000 en vélo...

 Après une semaine avec des amis en provence, nous arrivons en famille, avec mes enfants et mes parents,  à Vallorcine le samedi précédent... en famille ou presque puisque Sandrine, ma femme chérie, est remonter sur Paris pour participer aux Championnat de France 3ème série de Tennis... à Roland-Garros... Elle nous rejoindra dimanche en fin d'après-midi, après sa défaite en 32ème de finale...

 Mardi, nous descendons à « Cham » pour la récupération du dossard. Je suis stressé... Sandrine le voit bien en tente de me rassurer...

La vue depuis Chamonix

 

La fin de journée sera consacré à la préparation du sac de course, du sac d'assistance, du calcul des heures de passages. Dodo, ou plutôt tentative de dodo, vers 21h...

 

 

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 Mercredi 26 Aout, 3h, le réveil sonne.. Dur d'avaler quelque chose mais bon...A 4h, je me dirige vers le bus que me conduira à Courmayer. Il y a un peu plus d'une heure de route pendant laquelle je tente de finir ma nuit…

 Je finis de me préparer et me présente sur la ligne vers 5h40... j'ai mal au bide... mais je ne pense pas être le seul !!!

 6h : c'est parti... les 2-3 premiers km sont roulants, en ville puis assez vite, la pente se cabre pour nous mener au Col Chécrouit (km7, 1956m) via des pistes de ski...Je monte au train, sans les batons pour l'instant... Petit verre d'eau au passage du col et on poursuit vers l'Arête du Mont-Favre au km12... Il fait frais mais le mal de ventre est passé, et les jambes semblent répondre c'est cool...

Après une petite descente, c'est le 1er ravito qui arrive, au Lac Combal (km15, 1970m)... 1ère erreur : je ne fait le plein que des 2 flasques que j'ai devant, soit 700ml, persuadé qu'il y a un point d'eau d'ici le Petit St Bernard... et ben non !! Ca fera donc 20km comme ça !!!

Km20, nous passons le Col Chavannes (2592m) après un dernier km très dur... et puis c'est parti pour 10 km de descente, pas technique pour un sou !!! Elle passe bien, j'essaie d'être le plus « aérien » possible pour éviter que cela ne tape trop dans les cuissses... J'y arrive pas trop mal...

 En bas, il n'y a donc pas de point d'eau et nous revoilà en train de remonter vers le col du Petit St Bernard (2188m)... Rien de bien super méchant, à part les 200 derniers mètres de D+, le long du Lac du Verney... Physiquement, ça  à l'air d'aller mais dans la tête, je ne suis pas du bon côté de la force... Je ne panique pas pour autant car ça me fait souvent ça au début d’une course longue (EcoTrail 80, Templiers...).. sauf que là, on a largement passé le début L

 Au sommet, nous sommes au km36 et nous avons déjà avalé 2200m  de D+. Je prends mon temps au ravitaillement... Même si cela ne fera que descendre vers Bourg St Maurice, je fais le plein de la poche à eau pour tenter de récupérer mon déficit des 20 derniers km... et je prends la décision de ne surtout pas forcer dans la descente pour ménager mes cuisses et l'organisme tout entier car ce qui nous attend après Bourg, c'est du costaud (je connais) et il va faire chaud !!!

 J'arrive au ravitaillement de Bourg (km50) vers 15h et j'y retrouve Sandrine et Papa... Sandrine s'occupe de moi... Mes pieds commencent déjà à chauffer et je renforce les protections que j'avais mis au départ... Alors que j'y avait penser pendant la descente, je ne change finalement pas de chaussure et reste avec mes XT5 (alors que mes Asics me tendaient les bras)... ai-je eu tort ? On ne le saura pas !!

Ravito de Bourg St Maurice... je savoure encore

 

 Physiquement en revanche, ça va (enfin je pense)... je repars chargé d'eau comme une mule, au moins 2 litres.... Il faut dire que nous attaquons la partie la plus difficile ; 2000m de D+ en à peine 10km !!!

 Je connais cette montée et elle se passe plutôt très bien jusqu'au Fort de la Platte (km56, 1976m) ...peut-être trop bien d'ailleurs. J'y fais un pause, refait le plein de la poche eau avant de repartir vers le Passeur de Pralognan (2587m)... C'est un peu plus dur mais je constate que les coureurs autour de moi sont toujours les même...donc...

 Les premiers hectomètres de la descente sont très pentus, dans les pierres. Des guides de haute montagne sont d'ailleurs présents pour sécuriser la zone !!!

 La suite de la descente est plus facile mais mes pieds commencent à souffrir et j'ai du mal à courir...non, en fait ça me fait super mal !!!

Je sens que le moral flanche un peu, je me dis que je ne pourrai pas aller au bout dans ces conditions... je rejoins le Cormet de Roselend (km66 et 4600m de D+ depuis le départ) en presque 6h, contre 3h30 lorsque j'étais venu en reconnaissance...) et... Sandrine et Papa sont là !!! Ce n’était pas prévu… je craque un peu mais ça fait un bien fou !!!

 

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 Au ravitaillement, je récupère mon sac de délestage et me change pour passer la nuit...je mange aussi (pâtes surtout)... Je ne m’occupe pas de mes pieds, peut être de peur de ne pas pouvoir remettre les chaussettes après, peut-être aussi par manque de lucidité..

 Toutefois, lorsque je repars, j'ai repris des forces et le mental semble revenu... en tout cas, j'ai moins de pensée négative lorsque la montée vers le Col de la Sauce se présente... On sent que le rythme baisse mais quoi de plus logique !!! En haut, à 2300m, c'est parti pour la descente... Pas très technique malgré quelques pierres mais très glissante... je tombe un fois, manque de tomber une bonne dizaine d'autre fois... J'arrive à garder le contact avec un petit groupe jusqu'au Passage du Curé, très empierré... Là, cela redevient dur car mes ampoules au talon commencent à bien me lancer... Je fais une pause à la Gitte, en retirant mes chaussures... Cela commence à devenir dur physiquement... Nous en somme à plus de 17h30 de course, 75km et 500m de D+…

 Je repars en direction du Col du Joly... la montée se passe ...comme elle doit se passer à cette heure avancée de la nuit... C'est une fois au Col Est de la Gitte (2322m), là-haut, que cela se complique sérieusement !!!  La descente est assez technique  (de mon point du vue), mes ampoules me font mal, très mal et la moindre aspérité sur le chemin devient douloureuse… on aperçoit le refuge du prochain ravitaillement … mais aussi le détour par ce que l’on appelle la "Grande Pierrière" qu'il va nous falloir faire pour y arriver... Cela devient vite un calvaire, j'ai mal, des frontales reviennent 1 par 1, voir 10 par 10 sur moi pour me passer et s’éloigner dans la nuit.. inexorablement... C'est à ce moment là que la tête a laché je pense... je préviens Sandrine par tél que je risque de bâcher au Col du Joly... elle essaie de me persuader que non, que le point d'assistance des Contamines n'est que 10km plus bas... Je lui dit que je la rappelle une fois au Col mais je pense que ma décision est prise...

 J'arrive au ravitaillement du Col du Joly (km86, 1989m) vers 4h00. Je me restaure, je me pose 5, 10' et puis je prends la décision : Stop !! J'en informe les bénévoles...c'est fini... Je rejoint un 4x4 qui me descendra aux Contamines ou j'attendrais que Sandrine et Papa arrivent pour m’engouffrer dans la voiture et... dormir...

 La suite de la journée sera faite de dodo et...de larmes... Pas besoin de le cacher, ça fait mal, très mal

 Qu'est ce qu'il m'a manqué ? Je ne sais pas... Je ne pense pas avoir trop tirer sur la corde pendant l'entraînement (même si plus de repos n'aurait pas fait de mal, n'est-ce pas Laure?), j'ai bien relâché les 2 dernières semaines... Diététiquement, c'était nul...mais ça, c'est pas nouveau et je n'étais pas loin d'un poids que je considère comme idéal pour moi quand on est parti...Pendant la course, et avec un peu de recul, je pense ne pas avoir assez bu ni manger... je n'ai pourtant pas ressenti de manque mais je suis sur que ce n'était pas assez...  Quoi  d'autre? Je pense que mentalement, j'ai un peu (trop) douté devant cette épreuve hors norme (la première en haute montagne avec un tel dénivelé pour moi, et pas n'importe laquelle je concède là peut être un peu de présomption de ma part)...Sandrine ne m'avais jamais vu aussi tendu avant une course, même avant Les Templiers l'année dernière qui était mon 1er vrai « truc ».. . Prendre le dessus sur la 1ère partie de la course (au Petit St Bernard puis au Cormet de Roselend) m'a sans doute bouffé pas mal d'énergie mentale et quand il a fallu que la tête prenne le relais du physique (ce qui est normal sur un ultra), elle n'a pas pû...

 Depuis, j'ai repris le dessus (enfin de crois, j'essaie), j'ai relativisé, j'ai lu de nombreux messages qui me sont parvenus et j'ai écouté les conseils d'un « Monsieur » qui m'a donné quelques conseils précieux pour bien analyser ce qui n’a pas été et pour mieux aborder cette course à l'avenir... ah oui parce que j'ai dores et déjà décidé de revenir !!!!

 

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The Trail Yonne.. .courons sous la pluie !!!!

 

Affiche

Nous en parlions de puis un peu plus d’un an, depuis que nous nous connaissons en fait… et bien voilà le temps de notre premier Trail ensemble avec Bruno, coéquipier du tram Cycliste Bussy…

 Et nous avons choisi The Trail Yonne 110,  un Ultra, moi pour « préparer » la TDS de cet été, lui pour, entre autre, allez chercher 3 points nécessaires pour une 3ème tentative d’inscriptions à l’UTMB l’année prochaine…

 

 

 

 Depuis 1 semaine, je scrute la météo… huuumm , ça sent pas bon tout ça !!! Et le Jeudi, je me rends presque à l’évidence : ça risque d’être humide…. Je ne pensais pas si bien dire

 Samedi 2 Mai, 10h30 : je passe chercher Bruno chez lui et hop, c’est parti pour Sens… sous la pluie…

 Nous arrivons sur le site vers 12h00.  Il n’est pas trop tard et il reste de la place sur le parking, à 100m à peine de l’aire de départ et d’arrivée. Nous commençons par manger… des pâtes…

 Nous allons ensuite chercher notre dossard, en passant par le contrôle du sac et du matériel obligatoire : tout est OK

 Nous nous arrêtons sur le stand Ekoi, où j’achète un gilet… de pluie. Je compte faire la première partie de la course avec en cas de pluie… cela m’évitera se sortir la veste trop tôt…

 Il est 13h30, nous retournons à la voiture nous préparer… Et là, c’est le dilemme… je part en court ou en ¾ ? je prends quoi comme change ? Je mets un sous-vêtement thermique ou pas ? Ce n’est pas que les températures annoncées soit basses (11-12°C mini en pleine nuit) mais s’il pleut comme annoncé, on va être trempé de la tête au pied…

 

Après plusieurs hésitations, je pars comme ça :

-         Sur moi

  • Corsaire
  • Maillot Manche courte
  • Manchette
  • Gilet Pluie sans Manche

-         Dans le sac, en rechange

  • Maillot Manche longue
  • Veste de Pluie Technique Kiprun
  • 1 paire de chaussette de rechange
  • 2 paires de gants
  •  Buff

 

 

Photo_Départ

Quelques minutes avant le départ, je croise Bruno (un autre !!), un collègue qui s’aligne sur le 35 !! Bonne chance

 14h40 : nous nous plaçons sur la ligne de départ pour le briefing de l’organisateur. C’est confirmé, il va pleuvoir tout le long de la course !!!!

 15h05 : le départ est donné…et c’est parti pour 115 Km dans la campagne et les forêt de l’Yonne !!Innocemment, nous pensons mettre entre 16h et 18h, soit un moyenne d’environ 7 km/h… mais ça, c’était avant !!!!

 Le premier poste de ravito arrive dès le km8 (mis en place pour le 18km).  Nous attrapons 2-3 bricoles mais ne nous arrêtons pas.  On est parti comme prévu : entre 10et 11 km/h maxi en courant, on marche que ça monte... Les 1ers km ne sont pas trop boueux… mais on sent que ça vient…. Il pleut mais assez « finement » et pour l’instant, l’option de partir léger semble est correcte puisque nous n’avons pas froid…

1

 

 Le ravitaillement de Chaumot arrive au km26…. Nous refaisons le plein des gourdes, flasques et poche à eau, mangeons un morceau puis repartons au bout de 6-8 minutes…

 Là, nous attends un premiers morceaux conséquents puisque le prochain stop sera dans 21km et pratiquement à la tombée de la nuit… il pleut toujours, voire un peu plus qu’au départ et le terrain est vraiment boueux… les descentes deviennent très glissantes et nous sommes sans cesse en recherche du meilleur appui possible…ça se paiera  à un moment où à un autre, c’est sûr !!!

 

2

 

Peu après la poste ravito, se présente la séparation avec le parcours de 63km… les petits groupes perdent donc quelques unités au passage…

 La pluie semble redoubler mais notre progression est toujours régulière… j’emmène même à un bon rythme peu avant d’arriver vers St Julien du Sault… mais d’un coup, alors que la luminosité descend, on prend vent de face et le froid lié à l’humidité me saisi…

 Nous arrivons au poste de St Julien du Sault, au km47… Le ravito se trouve en extérieur, sous le préau d’une école.. . Il faut que je me change mais pas dehors !!! Je prends donc la direction des toilettes pour un changement intégral de la partie haute du corps… J’ai tellement froid que l’opération prend bien 20’, donc 10’ pour enlever et remettre les 4 épingles du dossard… Je ressors (un peu) réchauffé et équipé d’un maillot manche longue et ma veste de pluie… Bruno aussi s’est changé… Après un bonne soupe, nous repartons… en marchant dans un premier temps puis nous nous remettons à trottiner quand le terrains s’y prête… Il fait nuit noire à présent

 Les 12km qui nous séparent de Villeneuve sur Yonne passent assez vite, malgré quelques approximations dans la fléchage…

 Ce poste de ravito est couvert, dans un gymnase, et marque la séparation des parcours de 85 et 110… Bruno à besoin de prendre soin de ses pieds et prend son temps de changer de chaussette… moi, ça va et prends le temps de bien de restaurer… Nous nous serons arrêtés entre 30’ et 40’ avant de repartir… Il est 23h30, il pleut moins et la température est correct (11-12°)… Nous partons donc pour une grande boucle de 23km dans la forêt d’Hôte… On aperçoit au loin (et derrière nous aussi), au grès des vallons, les frontales des autres concurrents…

 

Parcours

Nous gardons toujours la même méthode : marche en montée, trotte sur le plat et dans les descentes… mais nos genoux commencent à nous faire mal… d’abord Bruno, puis moi…

Nos portions de courses deviennent de plus en plus courtes… jusqu’au moment où nous décidons, fatigue aidant, de marcher le temps qu’il faudra… on ne pensait pas que cela serait pendant si longtemps… Jusque là, nous étions dans l’objectif, soit 10h de course pour 70km…

 Au hasard d’un fléchage un peu moyen, un groupe d’une dizaine de personnes de forme… et éclate presque aussitôt, dans une bosse….

 Il est difficile de nous situer car nos deux compteurs GPS on un écart assez significatif… Naïvement, nous pensons que le plus récent (le mien) est plus précis… mais nous sommes brutalement ramené à la réalité au km73, quand mon GPS en indiquait déjà 78 !!!!

 Moi j’ai repris (un) peu du poil de la bête et redescend à hauteur de Bruno pour lui proposer de recourir un peu… Je change d’avis quand je vois sa tête, avant qu’il ne me dise qu’il n’était pas bien (en vrai, il m’a dit « j’ai la gerbe » !!!)

 Nous atteignons donc le poste ravito de Passy au km82 en marchant… Bruno prend son temps… J’en profite également…

Soupe, fromage et pain d’épice plus tard, nous repartons… Mon genou va mieux mais Bruno ne peut plus courir… nous marcherons donc jusqu’au bout…

 Le jour comment à poindre… et la pluie nous a foutu la paix pendant 1h ou 2… A ce moment là, je passe un moment presque agréable… Nous, le jour qui pointe, les oiseaux…

 Nous repassons dans la ville de Villeneuve sur Yonne qui se réveille à peine… Nous sommes 4 à ce moment là, tous aussi fatigués les uns que les autres, et nous discutons de chose et d’autres…

 Au km90, il y  a un petit poste de ravitaillement, non prévu au road-book,  qui se présente… nous en profitons 10-15’ avant de repartir… sous la pluie que reprend…

 Là, je prends un coup sur la tête… La pluie, la marche forcée qui nous fait nous enfermer dans un rythme lent…  Peu avant le ravito de Marsangy, nous sommes revus régulièrement par quelques concurrents que nous pensions largement devant nous… Ils ont dû faire des pauses plus importantes que nous… bien leur a pris car ils ont l’air un peu plus frais.

 Km100 et le poste de Marsangy… on nous annonce encore 16km, ce qui fera 116km au total… Mais, la course  ne s’appelle-t-elle pas le Trail110… A cet instant, 2ème coup du bambou…

 Autre étrangeté, alors qu’au briefing, la seule barrière horaire annoncée était à Villeneuve Sur Yonne (km549), on apprend qu’il y a en une ici même… Nous l’avons passé avec 15-20’ d’avance mais nous pensons à ceux de derrière, s’il y en a…

 En fait, la course est censé finir à 13h et les secours prévus à l’arrivée ne seront plus assurés à partir de cette heure là… alors qu’ils sont obligatoires… les organisateurs n’ont donc pas eu le choix que d’instaurer cette barrière…

 Nous repartons la tête et les chaussures lourde pour les 16km les plus longs de ma vie…

Nous nous faisons rattraper par les derniers… qui ont réussi à négocier pour poursuivre l’aventure malgré la barrière horaire dépassée : ils étaient restés 40’ avec un concurrent qui avait fait un hyppo…

 Ils sont speed car ils pensent qu’il seront mi hors course s’il n’arrivent pas avant 13h… nous on se dit que l’on a passer la barrière et qu’ils nous nous disqualifierons pas comme ça après plus de 20h d’effort…

 Nous y allons donc à notre train… d’autant que nous devons nous arrêter pour que Bruno panse ses innombrables ampoules au pieds…

 Nous arrivons au dernier ravito de Gron (km109) alors que les (gentils) bénévoles commencent à remballer… Nous ne tardons pas et repartons… par un nième côte qui fera bien mal…

 Bientôt, nous apercevons les premiers quartiers de sens… et bonne nouvelles, la dernière côté à été supprimée car la descente de l’autre côté était trop dangereuse avec la boue… Il ne nous reste donc que 3 Km, le long de l’Yonne… Nous croisons des équipes de l’organisation qui commencent le débalisage… Enfin, le stade… Harry Bignon, l’animateur de l’évènement, nous voit et nous encourage… De nombreux bénévoles et membres de l’organisation sortent du gymnase pour nous applaudir… Sympa et émouvant… pour la forme, nous courrons sur les 200 derniers mètres et passons (enfin) la ligne au bout de 22h30 d’effort au 2 dernières places d’un course qui aura compté 40% d’abandons (on se console comme on peut)

 

Harry

Les gens sont au petits soins avec nous mais nous n’avons pas envie de grand-chose… ni repas, ni massage… Nous sommes morts… nous récupérons notre T-shirt de Finisher et ne rêvons que d’un chose… une douche…. Au moins, en étant les dernière, y’a pas la queue…

 Nous reprenons ensuite la route … sous le soleil enfin revenu…

 

 

 

 

 http://www.movescount.com/fr/moves/move61150149

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