Je me suis inscrit sur l’Eco Trail de Paris 30 km en octobre 2012, pour gouter à quelque chose de nouveau, relever un nouveau défi. C’était avant… avant une succession de petit soucis (opération fin octobre avec pratiquement 2 mois d’arrêt, mal au genou 15 jours après la reprise, moral en berne…)

 Autant dire que plus la date approche, moins je fais le fier… mais bon, j’ai tout de même effectué 2 sorties assez concluantes 2 semaines avant la couse : une rando-course de 24 km sur Fontainebleau et ses rochers et une « marche nordique » dans la neige, avec 500m de D+ à Valfrejus lors de nos vacances au ski.

Et puis, l’année dernière, j’ai régulièrement fait les footing de plus de 25 km….sur le plat certes mais quand même…

Vendredi 15 Mars, ça commence par le retrait du dossard en début de soirée puis par le paquetage en rentrant à la maison.

Samedi 16 Mars : débout 6h, petit déj et hop, direction le Champs de Mars. Je la vois régulièrement, mais je trouve notre Tour Eiffel toujours aussi majestueuse… même en travaux.

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Je récupère une balise GPS supplémentaire qui ne servira à rien pour mes followers (15€ tout de même !!), je me prépare, je prépare mon sac de change et direction Meudon. C’est dingue le temps que je peux mettre à me préparer, je vérifie tout 2 fois bien que je l’ai déjà fait la veille… Le manque d’habitude sûrement.

Pour info, voici le matériel obligatoire qu’il fallait avoir

-          réserve d’eau d’au moins 1 litre
-          réserve alimentaire
-          1 couverture de survie
-          A gobelet de 25 cl
-          Téléphone mobile
-          Pièce d’identité
-          Feuille de route avec les N° de tél d’urgence et de l’organisation

Nous sommes Samedi Matin et sur le quai du RER C, que des gens en tenus de running. Assez surréaliste comme vue !!!

Arrivée à la gare de Meudon, nous embarquons dans des bus direction la ligne de départ. Top organisation ; jusque là rien à dire

 Sur l’aire de départ : petit café, je finis de me préparer, je laisse mon sac à la consigne, je commence à m’échauffer et je fais pipi… dans cet ordre. 1er petit bémol (et seul à mon goût) pour l’organisation : y’a pas assez de toilette ni de pissetières. Donc, on est obligé de faire… le queue.

 Ca caille et je décide de garder mon coupe-vent jusqu’au départ. Cela veut dire qu’il finira dans le sac à dos et que cela fera ça de plus à porter. Mais au moins il ne pleut pas et il ne devrait pas pleuvoir avant mon arrivée…  C’était pas gagné avec toute la neige qu’on a eu cette semaine !!!

Sur la ligne, je fais connaissance avec Bernard… C’est son fils qui lui a payé l’inscription pour son anniversaire. Tu parles d’un cadeau. Il espère finir dans les délais (4h30…). Je n’ose lui dire que je vise secrètement moins de 3h…  

 Le départ se fait par vague. 1ère à 10h01. Moi, je suis dans celle de 10h06.

 C’est parti et ça commence par un faux plat qui mène au jardin du Château de Meudon (côte bien connue sur Paris Versailles il parait).

Km3 : arrêt pipi déjà . Ca finit de me réchauffer !!!!
Comme souvent, difficile de prendre un rythme au départ car  les niveaux sont hétérogènes. Ca tombe bien, je ne voulais pas partir vite….   Mais je comprends vite que je vais faire « une place » (tout est relatif tout de même) car tout en partant prudemment, je double pas mal de monde.

Km 4, entrée des les bois. Il reste un peu de neige et c’est boueux. Les allées se transforment en single-track… Pas évident de doubler et donc toujours possible de prendre un rythme régulier. En même temps, ça m’empêche de m’enflammer et de me griller.  Le cardio est elevé (155-160 alors que j’aurai préféré être entre 150eet 155) mais je suis bien, dans la zone comme qui dirait… De toute façon, en course je suis toujours plus haut qu’à l’entraîenement : le stress, l’adrénaline peut-être ?

La première bosse intervient au bout de 7km. Tout le monde marche pour ne pas faire chauffer le moteur. De toute façon, sur les fortes pentes, on va aussi vite et on garde des cartouches en marchznt !! Je pense à déjà bien m’alimenter en solide et en eau….

Suit ensuite un passage très sympa en single avant le premier intermédiaire et l’arrivée sur Chaville. C’est là que les choses sérieuses commencent : la moitié du dénivelé (627m au total) sur les 10 prochains km.

Sur le plat, je cours aux sensations, sans trop regarder le cardio. Dans les côtes, je monte les pieds et lorsque les mollets se font sentir dans la pente, je marche… 

Je suis toujours bien mais refuse d’accélérer en prévision des derniers km tout plats .En revanche je ne sais pas où on en est car sur Trail, il n’y a pas d’indicateurs de distance comme sur route, et mon GPS fait des siennes (bloqué à 10,4 km, affichage presque illisible…)

 Km 21, ravito dans le parc de St Cloud. Mauvaise nouvelle :,il reste 10 km, Bonne nouvelle : ca descend et ensuite c’est les quais de Seine tout plat ou presque

 Ravito rapide, il me reste assez de barres et de gel dans mon sac à dos. Trop même, j’aurai pu (dû) manger plus….

 On descend au bord de la Seine. Cette dernière portion est un peu plus monotone. Il s’agit alors de prendre un rythme régulier et de tenir

 Les jambes commencent à se faire sentir au km 25-26 (quand je dis que j’aurai du plus boire et manger) mais je tiens bon… et j’aperçois la grande dame de fer… mais elle est tellement grande qu’on l’aperçois de loin… et elle est encore loin !!  

 J’arrive quai Branly en 2h38, tout fier de moi. Etonnement, je ne suis pas mort. Fatigué mais pas explosé car je l’avais été sur les 20km de Paris 2010.

Je suis un finisher de mon 1er Trail

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 Je vais récupérer mes affaire rechange et hop, direction maison. Ce soir, on fête les 5 ans de Grégoire avec ses grands-parents…

 Mes impressions : pour un premier trail, une première fois sur cette distance, je suis content de moi. Et je me dis qu’en meilleure forme (1 à 2 kg de moins, meilleur moral), je pourrais faire encore mieux. J’ai bien gérer ma course pour ne pas finir à l’agonie. 1 chose difficile : prendre l’habitude de s’alimenter (solide et liquide) pendant l’effort. Je me suis pourtant entraîner à cela aussi pendant la préparation mais ce n’est franchement pas évident, surtout lorsqu’avec la fatigue, on perd un peu en lucidité.
C’est différent d’une course sur route. Sur la ligne de départ, aucun pronostic du style « je pense mettre en 2h45’34 et 2h45’56 » (que je suis d’ailleurs le 1er à tenir lorsque je m’y aligne) ;  Je sens juste des gens motivés pour une belle (et longue) balade, une envie de se faire plaisir, de simplement finir, de participer à un truc un peu spécial

Moi qui venais pour gouter au trail, j’ai vraiment apprécié.  J’y reviendrai à coup sûr. Où, quand, sur quelle distance, quelle épreuve ? On verra en fonction de mes envies !!!!!!

Maintenant, place à la récup (j’ai les cuisses comme des bouts de bois) et reprise sérieuse du vélo…

A bientôt pour de nouvelles aventures

 

Les chiffres de ma course

Au cumul
Intermédiaire 1           9,2 km             + 197m           00h49’27        223è    11,16 km/h
Intermédiaire 2           21,2                 + 503m           01h48’33        183è    11,66km/h
Arrivée                       31,5                 + 628m           02h38’30        176è    11,49 km/h

Par tronçon
Intermédiaire 1           9,2 km             + 197 m          00h49’27        223è    11,16 km/h
=> Intermédiaire 2     11,9 km           + 306 m          00h59’06                    12,08 km/h
=> Arrivée                  10,4 km           +125 m           00h49’57                    12,49 km/H