Je l’avais dit que je reviendrai pour ne pas rester sur une impression mitigée de fin Juillet  Mais je ne pensais pas revenir si tôt !! A peine 3 semaines plus tard.

Me voilà donc en route ce Samedi 17 aout. Comme la 1ère fois, je passe la nuit dans le Kangoo, mis en version camping-car. La température s’annonce plus clémente que la 1ère fois.

Dimanche, débout 07h avec le soleil. Je décide de me rendre à La Bresse pour partir. Il fait un peu frais ce matin et j’attends 09h pour prendre le départ.

Je n’ai pas mon vélo (mon Renault est en train de rendre l’âme au niveau de l’insert de la boîte de pédalier). Aujourd’hui, j’ai donc un GIANT TCR qu’un collègue m’a prêté (merci Jean). Une belle bête de course mais petit hic, il est en 42x26 alors que le Renault était en triple (50x39x30) !!  Les parties dures des ascensions risquent donc d’être un peu tendues !
Je décide de voir comment va se passer la 1ère ascension pour décider de monter le Grand Ballon par un autre versant que le Markstein…

09h donc. Départ de La Bresse vers le Col de Bramont. Une première pour moi par ce versant. Mais comme pressenti, je sens que le 42 va être gros à emmener dans les fortes pentes au fur et à mesure que les kilomètres vont s’égrener. Au lieu de passer par le sommet du Col pour rejoindre la pied du Grand Ballon au niveau de Willer sur Thur ou Thann, je décide donc de bifurquer à gauche et de prendre la Route des Américains pour rejoindre la Route des Crêtes. Une ascension de quelques 5 km, bien abritée et pour tout dire un peu fraîche ce matin. A partir de là, je vais emprunter une partie de l’ancien parcours des 3 Ballons (les parcours sont nouveaux depuis 2013).

Le ciel n’est pas totalement dégagé et je ne peux donc pas, une nouvelle fois, profiter pleinement de la vue normalement splendide sur les Ballons Vosgiens et les Lac en contre-bas.

383

Je file vers le Markstein et là, pour augmenter un peu la difficulté, je décide de suivre le panneau qui indique le Lac de La Lauch

384

. J’y arrive après une descente de 4 km. Photo et je repars en sens inverse. Pour l’instant, les jambes répondent bien. Il faut dire que je me suis mis en mode cyclotouriste car je ne sais absolument pas combien de km je vais faire aujourd’hui…

De retour au Markstein, je prends donc la direction du Grand Ballon. J’y rejoints un groupe de Hollandais en visite chez nous et atteins le sommet avec eux. Quelques rayons de soleil permettent d’apercevoir la fameuse Ligne Bleue des Vosges et de deviner les Alpes, tout là-bas !!

  Je me couvre un peu et attaque la descente vers Willer sur Thur. La potence du GIANT est plus longue que sur le mien et les cocottes sont plus hautes. Mains en haut, je m’y retrouve mais mains en bas, il faut aller loin au bout du cintre pour atteindre les freins… Donc dans les descentes, c’est de temps en temps chauds pour les freinages. Mais avec « l’expérience » de cet été, je ne m’en sort pas trop mal… malgré le fait je sois un piètre descendeur.

Arrivée à Willer et je profite d’un feux tricolore particulièrement long au rouge pour recharger les batterie : eau, boisson énergétique, gel…

J’emprunte les N66 pendant 1 petit km et, au niveau de Thann, je tourne à droite vers le Col du Hundsdruck. Il n’est très sympa, un peu sauvage mais dans les partie pentues je sens mes limites avec le plateau de 42… surtout avec vent de face dans la partie finale. Pas très joli à voir, les épaules se baladaient d’un côté à l’autre.

La descente vers Masevaux est très sympa et coupé d’un petit coup de cul au niveau de Bourbach-le-Haut.

Au niveau de Masevaux, je prends la direction du Ballon d’Alsace. Mais avant d’y arriver, il y a une douzaine de km de léger faux-plat montant. Je me rappelle que j’y avais souffert lors des 3 Ballons en 2011…
Je rejoints un gars, passe devant pour lui montrer que je prends des relais. Mais lui, ne passe pas. Tant pis.

Juste après Sewen, au niveau du magnifique Lac d’Alfed, j’attaque l’ascension du Ballon d’Alsace. A peu près à mi-pente, il y  a une rampe de 3 km donné à plus de 7.5% de moyenne. Là, j’en bave sévère, je me déhanche un maximum pendant qu’un local me dépose littéralement en moulinant et j’atteins le secteur des Redoutes et son replat. Au plus fort de la pente, le compteur indiquait un cadence de pédalage de 51-52, j’étais limite muscu-vélo là. La dernière rampe qui mène au sommet se laisser avaler assez tranquillement je trouve. Dire qu’il y 3 semaines, j’étais à l’agonie ici-même.

Au sommet du Ballon d’Alsace, il fait beau, la vue est dégagée et je m’arrête au même endroit que la dernière fois pour une petite pause bien méritée : Coca, Powerade, gâteaux secs et sucrés.

385

 Je repars après un petit quart d’heure, direction St Maurice sur Moselle. Je suis content de ma descente, cela ne m’arrive pas souvent alors je le dis !! En bas, à la différence de la dernière fois, je tourne à droite. L’idée de base était de passer par Bussang et le Col du Page pour rejoindre le Col d’Oderen. Mais, pas assez attentif, je n’ai pas vu la bifurcation… Me voilà donc sur la N66, direction le Col de Bussang. Bon point, je suis avec un autre gars… qui le lâchera dans les derniers hectomètres du Col. Bof, la route est trop passante pour bien en profiter.

La route qui remonte vers Oderen et Kruth est moins fréquenté et plus joli. Les jambes répondent encore assez bien je trouve et j’en suis très très content (on en est à 120km).

Au niveau de Kruth, je rejoins le gars du Col de Bussang. Lui non plus ne prend pas de relais alors que l’on a vent de face jusqu’au pied du col. Tant pis.

Le Col d’Oderen est le dernier de la journée. Il est assez roulant et très joli sur le bas. Le haut est un peu plus ombragé donc la vue est plus limité.

Et hop, je descends vers Cornimont en passant par la station de Ventron et j’attaque les 10 derniers km, en faut-plat montant, qui me ramène à mon point de départ.

J’atteins ma voiture au moment même au quelques gouttes de pluie font leur apparitions. Timing parfait !!

Je suis ravi de ma journée, je n’ai pas pêché physiquement, malgré un vélo récent pour moi et avec des braquets inhabituel. Mais la rigidité du vélo (et son poids) m’ont bien aidé également je pense. En plus, je me suis vidé complètement la tête et ça fait un bien fou !!

Bilan de cette belle journée :

-          150 km
-          06h35 soit une moyenne sympa pour moi de 22.8 km/h
-          2930 m de D+

Je reviendrai…