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Nous sommes arrivés en famille dans la région le jeudi (pour course le dimanche). Comme je m’y suis pris comme un manche, nous logeons à quelques 45km de Millau. Sachant que le départ a lieu à 05h15, v’la la nuit que je vais passer…

 

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Vendredi 24 Octobre

Bruno, un copain du Team Cycliste Bussy participe à l’Endurance Trail (102km et 4000m D+) sur une bonne partie du parcours que j’emprunterai dimanche. Bien que je lui avait dit que j’essaierai de venir le voir courir, il avait l’air surpris… et content de me voir à Peyrelau (km45). Il avait l’air bien à ce moment-là. La suite sera, a priori, plus compliquée mais il sera tout de même finisher au bout de plus de 21h d’effort !!!

 

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Pour moi et la petite famille, la suite de la journée se fera en mode touriste…

 

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Peyreleau

 

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Vue depuis le Chateau de Peyrelade

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Chateau de Peyrelade

 

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Sévérac-Le-Chateau

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Les Gorges du Tarn

Samedi 25 Octobre, veille de course.

Nous passerons la journée à Millau, en mode mi-Touriste, mi-Templiers.

En fin de matinée, c’est le rituel du retrait du dossard. Nous flânerons ensuite un peu sur le Village du Festival, entre le Salon du Trail (NB pour plus tard : me confisquer ma carte bleus dans des endroit comme ça !!!) et l’aire de départ. Je m’imprègne des lieux et je sens que je rentre un peu plus dans le truc. C’est en tout cas comme cela que j’interprète mes nœuds au ventre… 

Le reste de la journée sera dédiée à la visite de la ville et du Viaduc.

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Millau, depuis le Viaduc

 

Entre temps, j’aurai reçu un coup de fil de Bruno. Il me donnera quelques conseils pour le lendemain… Je sens alors la pression qui commence à monter encore d’un cran…doucement mais sûrement… 

Sur le retour, petite stop au supermarché pour acheter ce qu’il manque pour les ravito du lendemain… aussi bien pour le coureur que les suiveurs…

 De retour au gîte, je prépare mon sac à dos et le sac d’assistance que Sandrine emportera.

 21h : tout est OK… enfin je pense... alors dodo.

Léger problème : on change d’heure cette nuit, à 3h… l’heure à laquelle il faut se lever….et là, c’est le drame : est-ce que nos téléphone font la mise à jour tout seul ? Oui, non, je crois…. Nous trouvons rapidement la solution : mettre un maximum d’alarme entre 2h et 03h !!!

 

Dimanche 26 Octobre, Jour J.

02h50 (nouvelle heure) : finalement, j’aurai pu me passer de réveil !!! Je suis réveiller 10’ avant l’heure.

Habillage, petit-déj rapide et léger (Gatosport, Café) et hop, nous voilà parti à 3h45 direction Millau. Le thermomètre de la voiture indique 2°C. Oups !!!

Nous slalomons entre les lapins et arrivons sur Millau vers 04h20. Malgré mes craintes, nous nous garons sans trop de difficulté… à 10’ à pied du site de départ…

Je finis de me préparer la voiture ; Sandrine m’accompagne jusqu’à la ligne. Elle sent bien que je suis stressé (je raconte des conneries…) et préfère, sans me le dire, me laisser me placer seul sur la ligne… elle repart vers la voiture… et le gîte où nous avons laissé nos enfants sous la surveillance de Morphée !!

Me voilà donc seul face à ce défi que je voyais de plus en plus gros au fur à mesure qu’il approchait.

 Et si j’avais été trop prétentieux : ce n’est, après tout, que mon 3ème trail… le premier avec du dénivelé conséquent… et mythique en plus… je sors de 2 entorses à la cheville sur les 3 derniers mois … et puis… et puis merde, advienne que pourra !! Carpe Diem aurait dit Mr Keating !!! De toute façon, il est trop tard…

D’un coup, une musique, La musique des Templiers, Tout le monde allume sa frontale et les feux de détresse sont s'embrasent.  Puis, Dominique Chauvelier décompte les secondes… 5…4…3…2…1…Puis…. Go, c’est parti… Honnêtement, c’est super émouvant et prenant… venez le vivre au moins une fois, ne serait-ce qu’en tant de spectateur…

 

Départ

 

Ca part sur un rythme certain, entre 11 et 12 km/h... les 2 premiers km sont plats, le long du Tarn. Puis, rapidement, la route se dresse (un peu pour le moment) sur notre droite pour arriver au petit village de Carbassas, où l’ambiance est déjà incroyable malgré l’heure matinale… Nous quittons la route pour un chemin de pierre. Nous sommes à la queuleue (j’en profite donc pour faire pipi…) mais cela ne provoque pas de bouchons…

 3,3km et 470m D+ plus loin, nous arrivons sur un plateau, dans la forêt domaniale du Causse Noir, où nous pouvons nous remettre à courir. Je me cale entre 10 et 11.5 km/h et ne pensant qu’à une chose : faire attention où je mets les pieds…torsion du pied gauche interdite !!!!

J’ai chaud, je devrais enlever mon coupe-vent, mais j’ai la flême de m’arrêter, de retirer mon sac, de le remettre…. Tant pis, ca attendra.

Assez rapidement, le jour se lève sur le Causse Noir. Nous n’en profitons pas beaucoup pour l’instant car nous évoluons la plupart de temps au cœur de la forêt….

 Vers le km18 , nous attaquons la 1ère  descente et la première monotrace. Tout le monde n’est pas du même niveau en descente et il y a, de temps en temps, quelques ralentissements… certains derrière gémissent… fallait courir plus vite avant les gars !!!

 Km21, Peyreleau marque le 1er poste de ravitaillement…. J’ai 55’ d’avance sur la barrière horaire… Nous avions convenu avec Sandrine de ne pas de retrouver ici (de tout façon avec les enfants à s’occuper en rentrant, elle n’aurait jamais été là à temps). De mon côté, c’est arrêt au stand express: j’enlève et je range mon coupe-vent, je remplis mes 2 petites bouteilles et j’attrape quelques morceaux de fromage et autres à la volée…

 Dès notre sortie de la zone de ravitaillement, nous attaquons la 2ème côte du jour. Pas la lus difficile (4km et 460m D+) mais en monotrace et comme nous sommes encore relativement groupés, il y a quelques ralentissements.

 A vrai dire, cette partie n’est pas la plus sympa de la journée : du monde et les paysages sont encore cachée pas la forêt. On se croirai sur le sentier des 25 bosses un Dimanche de juin par beau temps !!!!

 En haut de la bosse, je relance sur la partie plate. Puis je quitte la forêt et là... wouuuuaaaaa. Que c’est beau… le plateau du Larzac, le ciel bleu… le pied.

 Le point d’assistance de St-André-de-Vézine (km31.5) arrive finalement assez vite… avec 1h15’ d’avance sur la barrière horaire… J’aperçois Sandrine et les enfants… je suis content et même ému de les voir. Nous discutons 1 ou 2 minutes, j’embrasse tout le monde et je rentre dans l’aire de ravitaillement… normalement interdite aux assistances personnelles… normalement…

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Arrivée au ravitaillement de St-André-de-Vézine (km31)

 En repartant, je re-croise à nouveau Sandrine et les enfants qui se dirigent vers la voiture à grands pas… rendez vous dans 11 km !!!

 J’attaque alors la parti la plus jolie du parcours, sur la corniche du Rajol,  je domine la vallée du Tarn avec, au fond, le Viaduc que j’aperçois pour la première fois de la journée.

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 Nous sommes encore assez nombreux mais presque plus de ralentissement. Ca parle moins aussi…  La succession de légères montées et descentes se passent toujours assez bien mais, toutefois, dans les descentes, je commence à sentir l’articulation de mes chevilles et des douleurs sur les « arrières-extérieur » des pieds : les premières ampoules apparaissent déjà au bout de 37-38 Km : l’inexpérience en descente!!!!

 Km41 : point d’eau de La Roque Ste Marguerite.
Surprise, Sandrine est là. Nous ne devions nous rejoindre que 4 Km plus loin, au point d’assistance Pierrefiche. Problème : je n’ai pas le droit de recevoir d’assistance ici… en fait, Sandrine s’est trompé et pense être réellement au point de Pierrefiche.

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Tant pis, je m’arrête là… Je soigne mes ampoules avec les pansement (que j’avais sur moi) et je prend dans le sac d’assistance ma 2nde paire de chaussure, qui sera plus confortable avec mes ampoules…et avec laquelle j’ai fait la plupart de mes sorties trail depuis le début de l’année… En même temps, je ne bénéficierai pas de l’assistance de Sandrine 4 Km plus loin (elle n’y sera pas à temps)… ni à au autre point d’ailleurs car un peu contraignant d’accès.

Nous sommes donc au km41 et nous nous reverrons maintenant à l’arrivée… 

Je repars au bout de 5 minutes et c'est à partir de là que les choses sérieuses commencent : côtes très pentues, descentes techniques...

Nous attaquons la côte Pierrefiche, la plus pentue depuis le départ (2km et +300m D+). Silence dans les rangs, on souffre !!! Je prends un certain rythme, compris entre 2 et 3 km/h...

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Là-haut, c'est toujours assez joli et le PR de Pierrefiche arrive assez vite encore une fois. Beaucoup d'ambiance, des applaudissements et des encouragements qui font plaisir. Il est 12h15 et j’ai toujours 01h15’ d’avance sur cette fichue barrière…

Même rituel pour moi : remplissage des bouteilles, de la poche à eau et grignotage à la volée. Pour le reste, j'ai ce qu'il faut dans mon sac...

Ah oui, je rajoute un truc en plus ici: la consultation de la barrière horaire à Massebiau, la dernière. Il me reste 4h pour faire les 17 Km qui me sépare d’une petite victoire !!! Ca devrait passer… sauf défaillance…

En repartant, je réalise tout de même que mes pieds me font mal. Pas seulement les ampoules, mais tout le bloc !! La très légère descente en repartant me fait sentir également que mes cuisses ont déjà pal mal souffert.

Nous attaquons une partie très éprouvante ; pas de plat, des petites descentes techniques et souvent faites de pierres, des montées sèches. En revanche, le paysage est toujours magique.

Km55 : ça y est, il m'est presque impossible de courir en descente !!! Il me reste quelques forces pour le faire sur le plat, c'est toujours ça. En montée en revanche, beaucoup moins de problème… Ce qui me rassure ? je n'ai pas l'air d'être le seul dans ce cas là !!!

Depuis pratiquement la sortie de Pierrefiche, je suis en compagnie (entre autre) de Romuald. Nous échangerons souvent, souvent des conneries à vrai dire, et nous motiverons à trottiner quand le terrain s'y prêtera jusqu'au PR du Cade, Km 65. Merci pour ce moment !!

Cette portion le long des gorges de la Durbie est très éprouvante. Avec Romuald, nous ne faisons pratiquement que marcher. Beaucoup nous doublent dès que le sol et la pente s'y prête mais au final, nous avons tous a peu près la même vitesse puisque je reconnaîtrai beaucoup de visage (et de sac à dos…) d'ici l'arrivée...

Je regarde également régulièrement ma montre, comme par peur que cette fichue barrière horaire ne se soit rapprochée dangereusement sans prévenir... c'est bon, ça va passer…

A l'approche de Massebiau, j'encourage Romuald à trottiner un peu. Nous passerons la barrière horaire avec 45' d'avance. !! Ca, c’est fait… Y’a plus qu’a… Il n'aurait quand même pas fallu une grosse défaillance...

Massebiau est un point d'eau. Mais il y a beaucoup d'assistance personnelle... pas le droit normalement (comme moi à La Roque un peu plus tôt)... A la différence que pour moi, c'était une erreur. Là, ça avait l'air prévu pour beaucoup...

Je fais le plein de la poche et des bouteilles et repart... pour l'ascension la plus dure de la journée (1.8km et +410m D+) !!!
Absolument terrible, il fait 20°C, nous en sommes à 11h de course et la pente moyenne sur les 2 prochains Km approchera les 25 % !!!

Pendant cette montée, je verrai au moins un trentaine de coureurs arrêté sur le bord du chemin.Certains dorment (!), d'autres récupèrent simplement, d'autres encore sont pris de crampes ou encore récupèrent d'un petit coup de chaud aux cotés d'un secouriste... Moi, j’ai pris un rythme de sénateur mais je tiens le coup… je suis presque content quand ça monte, ça me fait moins mal !!

Là-haut, Romuald, que j'avais perdu en bas, me rejoint. Nous irons jusqu'à la ferme du Cade ensemble, via la 1ère section roulante depuis pratiquement 30km !!

Au Cade, il reste 8km. Je frais les pleins, empoigne quelques morceaux de fromage et repart. Ce qu'il me reste dans mon sac devrait me suffire pour la fin.

Je tente de courir un peu en repartant mais au bout de 200m, mes cuisses me disent de marcher. Soit !

Nous quittons le sentier forestier pour prendre à gauche et là, ça descend : hhhaaaaaarrrgggg, ça fait mal !!

Au début c’est assez roulant et je dois me résoudre à laisser passer pas mal de personne. Puis la descente se fait technique, très technique. Je suis et je reste seul et j'en chie !! Chaque appui sur ces pierres et cailloux est un supplice pour mes cuisses et les articulations de mes chevilles et de mes genoux... Ca descend et pourtant je suis en nage, c'est pour dire !!!

Enfin, ça s'arrête !!  Le chemin redevient plat (voire en légère montée) et ça va mieux...

J'entends derrière les voix d'un groupe pas loin mais ils tarderont à revenir sur moi.

Un gars de reprend en courant juste avant la dernière grosses montée, celle du Puncho d'Agast. La même que celle du Cade en plus court (1km seulement mais 350m D+, faites le calcul vous même !!!)  Je marche à 1 ou 2 km/h, avec parfois une pointe exceptionnelle à 2,5 km/h !!!

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Le Puncho d'Agast, vu d'en-bas

 

 

 

Je reprends le gars qui m'a passé en bas. Mais difficile de le doubler sur ce sentier...Les voix de derrières reviennent à leur tour et bientôt le sommet arrive, avec une vue magnifique sur Millau, le Viaduc et le coucher de soleil. Je prends le temps de la photo !!!

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Le Viaduc, Millau et un parapente. Vue depuis le Puncho d'Agast

 

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Millau, vue d'en-haut

Là-haut je remets ma frontale...et oui, il est déjà cette heure-là. Il reste 2,5 Km de descente jusqu'à l'arrivée, soit presque 45' d'effort (!!)

La nuit rend la descente encore plus technique que ce qu’elle est. Le passage des quelques 1300 premiers coureurs la rend un peu glissante (la terre est tassée...). Je glisse deux fois, atterrissant sur les fesses et les mains… C'est un supplice mais ça, j'y suis habitué depuis quelques heures maintenant...

Et puis, des voix, elles sont là, 100m plus bas. J'arrive à leur hauteur et de gentils bénévoles m'annoncent qu'il reste 1,5 km, dont seulement 100m de « chiant »... Cool.

Vite, d'autre voix arrivent à mes oreilles. Celle de l'aire d'arrivée, celles de Chau-Chau et Harry, les animateurs du WE, celle des spectateurs qui, en attendant fébrilement l'un des leurs, applaudissent sincèrement chacun d'entre nous...

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Allez, il faut que je le remette à courir, au moins pour la photo... !!!! Je passe le portique de chronométrage  mais ce n'est pas encore fini.Un Templier doit passer sous l'arche...encore 200-300m.

Soudain, un cri : « STEPHANE !!! ». J'ai failli rater Sandrine et les enfants. Eux non plus ne m'ont pas vu. Et c'est une autre accompagnatrice qui était à côté de Sandrine (et vous savez quoi, elles ont bavardé !!! qui a reconnu mon prénom sur le dossard !!  STOP net (aie, mes cuisses), retour en arrière... j'emmène les enfants avec moi pour les 200 derniers mètres et nous passons la ligne tous les 3.... Voilà… je suis un TEMPLIER... putain, c'est bon, tout simplement bon...

Diplome

 

 

 

 

 Bonus pour ceux que cela intéresse :

Que retenir  de cette aventure ?  Des paysages magnifiques, un parcours très sympa mais très technique (pour un non-initié comme moi bien sûr). Une ambiance très conviviale, dans l'esprit trail, aussi bien à l'intérieur de la course qu'à l'extérieur. Un rêve éveillé

Côté performance, je ne savais pas à quoi m'attendre, avec un tel dénivelé. Assez satisfait de ma gestion de course, assez régulière. Le fait de passer assez « largement » les premières barrières horaires (assez serrées de l'avis de beaucoup) a retiré assez rapidement pas mal de stress...
En terme de chiffre, je fini donc en 13h38'35'' à la moyenne époustouflante de 5, 38 km/h. Je me classe à la 1314ème place sur 1988 finisher et 2452 partants. En réfléchissant bien, je dois pas être loin du podium des coureurs sans bâtons NI bas de compression !!!!

Côté forme, je n'ai pas ressenti de coup de mou particulier... J'ai réussi à m’alimenter correctement tout au long de l'épreuve. A l'arrivée, je suis certes (et heureusement) fatigué mais pas exténué...
Musculairement, en revanche,  j'ai souffert et mes cuisses étaient en carton à l'arrivée : l'inexpérience en descente... Idem pour les articulations de mes chevilles et genoux... Si je veux progresser, il va falloir faire régulièrement le circuit des 25 bosses et intégrer sérieusement des séances de pliométrie…

Côté équipement
Habillement :
Chaussure : Brooks Cascadia 7, que j'ai troqué contre des Ascis Gel Trabuco 2 au Km41
Chaussette : Kalenji Kapteren Trail
Corsaire : Kalenji Kapteren Trail
Sous maillot : Craft
T-Shirt : Kalenji Kapteren Trail
Manchette Ekoi
Gant Kalenji
Coupe Vent sans manche Ekoi et Buff, troqués pour une casquette au PR de St André de Vézines

Matériel :
Sac à dos Kalenji Ultra Tail 12l
2 lampes frontales
Des pansements, un petit couteau
Cardio / GPS Polar RX800 et G5
Mon téléphone et un chargeur (toujours sans fil...). Cela m'a permis d'apercevoir quelques messages de mes supporters, notamment ceux de Bruno !!!
J’en vais mais je n'ai pas mis de crème anti-frottement sur mes pieds... j'aurai dû !!!

Ravitaillement
Divers produits sucrés et salés Overstim's
2 sandwichs maison (pain de mie/jambon)
2 petites bouteilles de 33cl avec boisson énergétique, plus ou moins diluée
Le poche a eau n'a contenu, elle, que de l'eau

Assistance :
J'avais préparé un sac de change presque entier à Sandrine. Au final, je n'aurai « que » changer de chaussure et échanger mon coupe-vent et mon buff contre une casquette...
J'aurai très bien pu me passer d'une assistance... au moins matériellement. Mentalement en revanche, cela fait un bien fou !!!!